Un cas autochtone de chikungunya détecté dans le Val-de-Marne, un première en Île-de-France depuis le début de l'année
La présence régulière de cas de chikungunya dans l'Hexagone, transmis d'un humain à l'autre par le moustique tigre, illustre l'implantation de ce dernier sur le territoire. Un cas autochtone de chikungunya a été détecté à Nogent-sur-Marne dans le Val-de-Marne, a indiqué l'ARS Île-de-France à BFM ce mercredi 26 août, confirmant une information d' Actu Paris . Cela signifie que la personne concernée a contracté le virus sur le territoire, et non pas lors d'un déplacement dans une autre région ou un autre pays. C'est une première pour l'Île-de-France depuis le début de l'année.
Comme le rappelle Le Parisien , en 2025, seuls deux cas autochtones de cette maladie avaient été repérés dans la région, un à Paris et l’autre déjà dans le Val-de-Marne. En revanche, quinze cas importés ont déjà été recensés cette année.
Ce nouveau cas autochtone a été signalé le 19 août dernier, a expliqué l'ARS, après un passage aux urgences pour "des symptômes incluant fièvre, fatigue et douleurs musculaires". Aujourd'hui, "la personne concernée va bien et n’a pas été hospitalisée à la suite du diagnostic", a également précisé l'agence.
Une enquête a été menée dès le 21 août "pour constater la présence du moustique tigre dans un rayon de 150m (rayon de déplacement du moustique) autour du lieu de vie de la personne malade".
En effet, le chikungunya est transmis sur place d'un humain à l'autre par le moustique tigre . Autrefois circonscrit aux régions tropicales et subtropicales, il est ainsi implanté dans 83 départements de France métropolitaine. Conjugué à la mondialisation et à l'urbanisation, le réchauffement climatique a facilité son implantation dans des régions d'où il était absent il y a quelques décennies.
Hantavirus, Covid, Ebola: avec la crise du climat, faut-il craindre de nouvelles épidémies? 16:10 Des opérations de démoustication en cours Cette enquête ayant bel et bien révélé la présence du moustique tigre dans la zone, une opération de démoustication a été menée dans la nuit de ce mardi, tandis qu'une seconde aura lieu la semaine prochaine. "Par ailleurs, une enquête en porte-à-porte pilotée par Santé publique France, en lien l’ARS Île-de-France, aura lieu demain dans les 150 mètres autour du domicile du cas pour informer les habitants du quartier sur la situation et rechercher activement d’autres personnes infectées ou présentant des symptômes pour les inciter à consulter", a détaillé l'agence.
Au total, Santé publique France indiquait qu'au 17 août "trois épisodes de chikungunya totalisant 25 cas " avaient été recensés dans l'Hexagone, dans le Tarn et en Gironde. Ces chiffres sont bien inférieurs aux plus de 800 cas autochtones recensés l'an dernier dans l'Hexagone. Mais ce niveau exceptionnel était en partie lié à l'importation de cas de La Réunion, elle-même frappée par une épidémie sans précédent depuis une vingtaine d'années.
En outre, les autorités sanitaires surveillent également l'évolution de la dengue , qui circule via le même insecte, et celle du virus du Nil occidental (ou West Nile virus).
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.