Après les avoir placés sous surveillance, Microsoft Teams passe au blocage automatique des bots externes
Microsoft passe à l’étape suivante dans la sécurisation des réunions Teams. Après avoir renforcé la détection des bots externes cet été, l’entreprise commence à déployer une option permettant de les bloquer automatiquement.
Début juillet, Microsoft avait commencé à mieux encadrer leur arrivée dans les réunions Teams . Une fois détectés dans la salle d’attente, ces participants automatisés devaient explicitement être acceptés par l’organisateur. En parallèle, l’entreprise avait déjà annoncé vouloir aller plus loin. C’est désormais chose faite avec une nouvelle politique permettant aux administrateurs de leur refuser automatiquement l’accès.
La nouvelle option porte un nom plutôt explicite, BlockDetectedBots . Une fois activée, elle empêche les bots identifiés par Teams de rejoindre les réunions concernées. Plus question de patienter dans la salle d’attente jusqu’à une éventuelle validation de l’organisateur : leur accès est directement refusé.
Cette fois, la décision se prend en amont, côté administration. Désactivée par défaut, la politique pourra être configurée depuis le centre d’administration Teams, puis appliquée à des utilisateurs ou à des groupes précis.
Microsoft a commencé son déploiement auprès des organisations inscrites au programme Targeted Release . Cette première phase doit s’achever fin août, avant une disponibilité générale prévue dans le monde entier d’ici la fin septembre.
La mesure repose toutefois sur le système de détection déjà utilisé par Teams, qui n’est pas infaillible. Redmond indique dans sa documentation que certains bots peuvent lui échapper et qu’à l’inverse, un participant humain peut parfois être identifié à tort comme tel.
Tous les bots visés ne sont évidemment pas malveillants. Les services tiers de prise de notes, de transcription ou de résumé automatique peuvent eux aussi se retrouver bloqués lorsqu’ils rejoignent une réunion comme participants externes. Microsoft invoque des enjeux de confidentialité : ces outils peuvent accéder aux échanges et traiter les données recueillies en dehors de l’environnement de l’entreprise.
Les assistants directement intégrés à Teams échappent en revanche à cette règle. C’est le cas de Copilot , mais aussi d’agents Microsoft comme Facilitator, chargé notamment de la prise de notes, ou Interpreter, dédié à la traduction en temps réel. Administrés séparément dans Teams, ils ne sont pas considérés comme des bots externes.
Le blocage automatique ne marque toutefois pas la fin du chantier. Redmond prévoit déjà d’aller plus loin, avec des listes de bots autorisés, des rapports destinés aux administrateurs et des journaux d’audit sur leur détection et leur présence dans les réunions.
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