Détroit de Kertch : le point de passage que Poutine ne veut perdre à aucun prix
La crise d'Ormuz l'a bien montré, les détroits jouent un rôle vital dans le commerce mondial.
De Malacca à Béring, en passant par le Bosphore, L'Express vous invite à un voyage dans ces lieux emblématiques, où se joue l'avenir du monde.
EPISODE 1 - Détroit de Taïwan : le passage maritime qui pourrait faire vaciller le monde EPISODE 2 - Bosphore - Dardanelles : les détroits turcs, ce double verrou stratégique face à la Russie EPISODE 3 - Piraterie, contrebande et désastre écologique : le détroit de Malacca, talon d'Achille de l'ogre chinois EPISODE 4 - Bloquer le détroit de Bab-el-Mandeb ? Le scénario cauchemardesque pour l'économie mondiale Pour bien voir Kertch, il faut gravir la colline qui surplombe cette ville de Crimée.
Un escalier monumental de 425 marches mène tout en haut.
De là, comme l’on dit en russe, "on voit le monde entier dans la paume de sa main".
Devant, les eaux claires du détroit.
La forêt de grues d’un premier port à gauche, un second à droite.
Plus loin, les quartiers d’habitation soviétiques et leurs rues tracées à la règle, qui convergent vers le centre historique et ses cafés branchés.
En contrebas, les ruines d’une villa grecque rappellent que la ville est ancienne, très ancienne.
Et que chaque occupant y a laissé sa marque.
La colline a été baptisée "Mont Mithridate", en hommage au roi Mithridate VI, dont l'ancienne cité grecque, fondée au VIIᵉ siècle avant J.-C., fut l'une des résidences.
Le gigantesque monument aux morts soviétique qui se dresse à son sommet aujourd’hui rappelle autre chose : cette succession de visiteurs ne fut que rarement pacifique.
On s’est beaucoup fait la guerre pour Kertch et son détroit.
Et on continue de la faire.
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