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Présidentielle 2027. Les défis du candidat Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate

Ouest-France ·
Présidentielle 2027. Les défis du candidat Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate

Il reste le favori de la gauche non-mélenchoniste, mais peine à relancer une dynamique. Raphaël Glucksmann, 46 ans, qui a officialisé dimanche 23 août sa candidature à la présidentielle 2027 , trouvera-t-il un nouvel élan avec la primaire des sociaux-démocrates, organisée par son mouvement Place publique et le Parti socialiste les 9-10 et 16-17 octobre ?

Son parti aurait souhaité une désignation formelle de l’eurodéputé présenté comme « rassembleur » face à la gauche radicale et l’extrême droite. Mais n’ayant pas encore démontré sa capacité à être finaliste en 2027, il a dû se résoudre à participer au processus de départage pour espérer obtenir le soutien des militants PS et bénéficier du poids de l’appareil socialiste.

Il y compte déjà des soutiens de poids, comme celui du patron des députés PS Boris Vallaud, mais aussi de Carole Delga , la présidente de la région Occitanie, ou les maires de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et de Montpellier Michaël Delafosse. Et compte bien profiter, désormais, de chaque occasion donnée, comme l’université d’été du parti à la rose, ces vendredi et samedi à Blois pour marquer des points. Les modalités de la primaire sont, en tout cas, plutôt favorables à l’essayiste, connu surtout pour avoir mené en tête de la gauche (13,8 %) la liste PS - Place publique aux Européennes de 2024.

Ce scrutin électronique et papier, uninominal, sera ouvert aux militants « à jour de cotisation » des deux formations et aussi du petit parti Gauche républicaine et socialiste. Également aux personnes qui adhéreront à l’un de ces partis ou auront cotisé au moins trois jours avant le vote à « un pôle social-démocrate », structure tierce créée pour ceux ne souhaitent pas s’engager dans un mouvement. Pour ces derniers, une contribution de 15 € (10 € pour les plus démunis) sera demandée.

Un tarif « élevé » décidé pour limiter le corps électoral, alors que Raphaël Glucksmann s’inquiétait d’un entrisme de la France insoumise. Son probable concurrent et sans doute le plus menaçant, Olivier Faure, patron du PS, qui n’a toutefois pas encore fait acte de candidature, voulait un vote plus large de toute la gauche via une faible cotisation. Mais il a été mis en minorité sur ce point en juillet par les militants du parti à la rose.

D’autres prétendants à l’investiture sociale-démocrate, dont l’ex-finaliste de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, ou le député de l’Eure, Philippe Brun, ont dénoncé aussi un tarif prohibitif. Avec le député de l’Essonne Jérôme Guedj, ils sont donc déjà quatre en lice pour cette primaire, sous réserve d’obtenir les parrainages requis. De nouveaux pourraient se déclarer jusqu’au 15 septembre. Tandis que d’autres ont fait le choix de rester à l’écart, à l’instar du maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, ou encore de François Hollande. Ce dernier, qui prépare sa rentrée avec un livre, sera présent au Campus socialiste pour y rencontrer des militants.

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