Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau met les bouchées doubles pour sa rentrée
Des punchlines plus percutantes, des propositions plus explicites et davantage de terrain : le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau fait feu de tout bois en cette rentrée politique pour tenter de décoller dans les sondages et faire taire les divergences internes.
Nous sommes entrés dans le money time , affirme l’entourage du patron des Républicains, reconnaissant qu’il y a un match dans le match entre les candidats à droite et au centre « et que c’est maintenant que ça se joue .
Estimé dans les sondages entre 6 et 12 %, Bruno Retailleau a préparé cette rentrée décisive avec une équipe plus structurée - le préfet Franck Robine a pris en août ses fonctions de directeur de campagne, des porte-parole doivent être nommés la semaine prochaine. Le voilà plus armé pour rompre avec sa discrétion estivale, officiellement due à l’écriture de son livre à paraître cet automne.
Premier changement : son programme divulgué par étapes depuis son entrée en campagne en février a été simplifié, à l’image de sa promesse que le travail paye plus , présentée initialement d’une manière assez indigeste et qu’il résume désormais plus directement comme quasiment deux mois de plus de salaire pour les employés.
Et puis, le choix des mots : si Jean-Luc Mélenchon et LFI restent son chiffon rouge, il va désormais jusqu’à les qualifier de collabos des islamistes.
Idem lorsqu’il cible Edouard Philippe et Gabriel Attal. S’il persiste à nier qu’il soit lui-même macroniste malgré son année passée à Beauvau, il choisit désormais de présenter ses deux rivaux comme des contaminés par les deux quinquennats du chef de l’État.
Une stratégie qui passe aussi par une présence renforcée sur le terrain. Après les universités d’été du Medef jeudi où il a promis que les entreprises ne seraient plus des vaches à lait , il se rend vendredi à la Foire agricole de Châlons-en-Champagne pour s’adresser au monde rural auquel il affirme appartenir.
L’objectif de Bruno Retailleau est de bouleverser la campagne et de remettre en cause le privilège dont bénéficie Edouard Philippe, perçu comme le candidat le mieux placé à droite pour accéder au second tour, explique son entourage.
Le patron de LR entend aussi tirer profit du duel entre Edouard Philippe et Gabriel Attal qui a assuré mardi qu’il n’y avait plus de favori dans le bloc central.
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