Présidentielle 2027: Michel Barnier juge qu'il est trop tard pour une primaire de la droite et du centre et suggère "un conclave" réunissant de grands élus
Michel Barnier, estime ce mardi qu'il est désormais trop tard pour organiser une primaire de la droite et du centre. L'ancien Premier ministre suggère une alternative jugée plus rapide, la convocation d'"un conclave" réunissant les grands électeurs signataires d'une charte. Une alternative à la primaire. Invité de la matinale de France inter ce mardi 1er septembre, Michel Barnier s'est exprimé sur l'élection présidentielle et la capacité de la droite et du centre à se réunir derrière une candidature pour être présent au second tour du scrutin.
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"Novembre est le bon moment pour le rassemblement", avait-il déclaré début août dans un entretien à La Tribune Dimanche, appelant "Bruno Retailleau, Édouard Philippe, Gabriel Attal, David Lisnard et peut-être d'autres" à se retrouver pour décider de la manière de désigner celui qui porterait les couleurs du "socle commun."
Un mois plus tard, l'ancien Premier ministre, pense qu'il est un peu tard pour organiser une primaire, comme l'appellent plus de 200 élus, dont Hervé Morin ou le maire LR de La Baule, Franck Louvrier dans une tribune publiée la semaine dernière .
"Je ne vois comment matériellement on peut organiser une primaire dans le temps assez bref qui est devant nous mais si c'est possible pourquoi pas et je pense qu'il faudra que Bruno Retailleau y participe", ajoute le Savoyard.
Michel Barnier propose désormais une solution jugée plus rapide: le "conclave". C'est ce processus millénaire qui permet d' élire le pape par une assemblée de cardinaux réunis à huis clos.
"Il y a d'autres formules que la primaire pour départager, par exemple, cette idée de conclave réunissant tous les parlementaires qui signeraient la même charte politique et l'engagement de soutenir un seul candidat. Parlementaires, grands élus, maires, présidents de départements", a-t-il cité, assurant qu'"il y a une grande colère qui monte dans le pays pour l'unité contre les divisions, il faut que les candidats fassent attention à ça."
L'ancien Premier ministre avait déjà émis cette proposition en novembre 2025 , alertant déjà à l'époque sur les contraintes du calendrier électoral avec l'enchaînement en très peu de temps des élections municipales, des sénatoriales et de la présidentielle.
Interrogé sur l'éventualité d'une participation à l'élection présidentielle, Michel Barnier a coupé court. "Je ne suis pas candidat et je veux travailler à l'unité parce que notre pays doit éviter le duel entre deux candidats nationalistes et populistes qui font de la démagogie et qui trompent les Français, l'extrême droite et l'extrême gauche."
Alors que le candidat de sa famille politique, Bruno Retailleau, est distancé dans les récents sondages par Édouard Philippe, Michel Barnier a témoigné son soutien envers son ancien ministre de l’Intérieur.
"Pourquoi le rassemblement ne se ferait pas autour de lui? Je le soutiens et je pense que pour gagner Bruno Retailleau, il va élargir sa base et son discours, et je pense qu'il va y arriver.
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