"Les choses se dégradent vraiment" : faudra-t-il un jour évacuer les vallées de montagne ?
Alton Byers a consacré sa vie à la montagne .
Surtout aux plus grandes d’entre elles, l’Himalaya et les Andes, dont il a arpenté les pentes, majestueuses, dangereuses.
Le chercheur de l’Université du Colorado (Etats-Unis), spécialiste des risques liés aux glaciers , a déjà couvert une douzaine d’éboulements et d’effondrements en haute altitude.
Parfois en témoin direct des dégâts qu’ils peuvent provoquer.
"Je pensais avoir assisté à des phénomènes vraiment massifs.
J’en ai des vidéos.
J’en ai même fui certains, raconte l’explorateur pour National Geographic .
Mais la catastrophe du Népal dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer.
C’est absolument la plus grande que j’ai jamais vue." Le 26 août, une crue dévastatrice a fait plus de 1 300 morts et 5 000 disparus à la frontière avec le Tibet, selon un bilan en constante évolution.
Si les scientifiques tentent encore de retracer le déroulé exact de la catastrophe, une explication solide se dégage.
Sur la face nord du Langtang Lirung, un sommet de l’Himalaya, un énorme pan de glacier s’est détaché avant de chuter de plus de 1 200 mètres.
Un choc démesuré, enregistré comme un séisme de magnitude 5,2.
Un amas de roches, de glaces et d'eau a ensuite déferlé en aval, sur plus de 100 kilomètres en sept minutes, emportant tout sur son passage : une dizaine de centrales hydroélectriques, des routes, des ponts, des quartiers, un poste-frontière… "On estime qu’une masse de 100 à 200 millions de mètres cubes a dévalé la montagne, dont une étonnante quantité d’eau", indique le glaciologue Christian Huggel, de l’Université de Zurich (Suisse).
Passé la sidération, tous les experts interrogés par L'Express redoutent une multiplication de tels désastres.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.