« Faire le Job » sur Arte : une plongée dans un monde du travail à la dérive
Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, un jeune homme, les larmes aux yeux, confie avoir peur de se rendre au boulot. Ce témoignage marquant soulève une question vertigineuse : comment en est-on arrivé là ? Comment le travail s’est-il transformé en machine à générer des burn-out en nombre ?
Dans cette série documentaire en quatre épisodes d’une quinzaine de minutes, le réalisateur Matthias Vaysse, tente d’y répondre en radiographiant le monde du travail version 2026. Le premier volet revient sur les grandes transformations de l’organisation du travail ces dernières décennies sur fond de tertiarisation de l’économie : théories managériales toxiques, intensification du travail, évolution de l’aménagement des bureaux avec l’apparition de l’ open space , puis du flex office – la fin du bureau attitré.
Le second volet dresse le portrait d’une génération qui, en quête de sens, peine à en trouver dans le monde de l’entreprise. Ainsi, un tiers des jeunes qui sont depuis trois ans dans la vie professionnelle veulent se reconvertir.
Le troisième épisode est consacré à l’essor du travail indépendant, entre mythe du self-made-man et travailleurs des plateformes précarisées. La dernière séquence aborde la révolution en cours avec l’intelligence artificielle.
À chaque fois Matthias Vaysse mêle témoignages d’experts et extraits de série ou de films qui ont mis en lumière, souvent avec justesse, les dérives du capitalisme. L’auteur a également intégré au montage des capsules vidéos d’internautes qui se sont filmés pour partager leur quotidien sur les réseaux sociaux. Le procédé, original, apporte du rythme aux séquences mais pêche par son parti pris : ce sont essentiellement des jeunes. Surtout, ce montage nerveux ne facilite pas toujours la compréhension du propos. À vouloir multiplier les formats et les problématiques évoquées, le réalisateur perd parfois le téléspectateur.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.la-croix.com — le contenu appartient à La Croix.