ENTRETIEN. Santé mentale des élèves, relations parents-profs... La présidente de la FCPE se livre avant la rentrée
Alors que plus de onze millions d’élèves retrouvent le chemin de l’école mardi 1 er septembre, Anne-Charlotte Rossi connaîtra sa deuxième rentrée dans le costume de présidente de la FCPE. Entrée il y a huit ans comme simple adhérente dans l’antenne du Nord, elle a été réélue en juin pour un deuxième mandat à la tête la principale fédération de parents d’élèves en France.
Depuis deux ans, elle représente de nombreuses familles auprès du ministère de l’Éducation nationale. Âgée de 42 ans, mère au foyer de cinq enfants, dont le plus âgé est étudiant et la plus jeune est scolarisée en CM2 (ou au collège à vérifier), la Lilloise a répondu aux questions de Ouest-France pour balayer dans un entretien de nombreux sujets qui concernent les écoliers, les collégiens, les lycéens. Et bien sûr, leurs parents.
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À la veille de la rentrée, quelles sont les principales préoccupations des familles ?
Nous recevons énormément de messages concernant l’interdiction du téléphone portable dans les lycées, et la crainte de ne pas avoir d’enseignant devant chaque classe à cause des absences non remplacées.
Des familles portent plainte contre l’État car, faute de profs, leurs enfants perdent des dizaines d’heures de cours…
Nous les soutenons. Passer une année sans cours de français ou de mathématiques est extrêmement stressant pour les élèves qui abordent des échéances comme le brevet ou le baccalauréat. Cela m’est arrivé. Les rectorats eux-mêmes semblent démunis, faute de candidats. Il y a une crise des vocations : le métier d’enseignant fait peur en raison des conditions de travail et...
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