Cavale meurtrière dans l'Ouest : réclusion criminelle à perpétuité pour Stéphane Iganache
Stéphane Iganache ne sortira pas de prison avant 2048. Le verdict a été rendu, ce vendredi 18 septembre, par la cour d'assises du Maine-et-Loire à Angers. Celui qui a été surnommé le "fugitif de Chailland" a été reconnu coupable du double meurtre d'Adélaïde Duplouy et de Jean-Claude Havard.
Une affaire qui remonte à juin 2023 vient de se terminer après le verdict prononcé par la cour d'assises du Maine-et-Loire. Stéphane Iganache, surnommé "Le fugitif de Chailland" a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans de sûreté, soit la peine maximale, ce vendredi 18 septembre 2026. Il ne pourra pas ressortir de prison au moins avant 2048 soit ses 67 ans. Il a été reconnu coupable des 9 chefs d'accusation émis contre lui. Cette sentence est un peu plus légère que celle requise par l'avocat général puisqu'il avait demandé une seconde peine de 6 ans de prison pour l'évasion en récidive.
En revanche et fait assez rare, une rétention de sûreté a été prononcée. Concrètement, cela implique qu'au terme des 22 ans une commission pluridisciplinaire devra statuer sur les capacités de Stéphane Iganache à être remis en liberté et ce chaque année.
Pendant près de deux heures, Maître Naudin et Maître Mahlaoui ont tenté de défendre l'accusé. "Vous avez entendu l'avocat général parler de lueurs d'espoir, où sont-elles dans ses réquisitions ?" , a débuté Sébastien Naudin. Tout au long de sa plaidoirie, il a tenté de convaincre les jurés de l'humanité de Stéphane Iganache. "Il s’exprime peu, parle peu, parce qu’il a du mal à s’exprimer, mais ça ne veut pas dire qu’il ne souhaite pas s’excuser. Il souhaitait s’excuser. C’est pour cette parcelle d’humanité que nous sommes là avec lui" , a-t-il ajouté.
Son confrère, Maître Mahlaoui, a ensuite pris le relais. "Stéphane Iganache ne peut pas être exclu de la communauté des hommes. Sinon, ça veut dire que nous avons tous échoué" . Il s'est ensuite épanché sur la situation psychologique de son client. "Quand l'expert psychiatre parle d'un état d'allure onirique, ça veut dire qu'il s'agit d'une apparence, d'un style ou d'une atmosphère qui évoque le monde des rêves, de l'imaginaire et du surréalisme. Quand il est chez Havard, qu’il dort, rêve qu’il est au téléphone avec Adélaïde (déjà décédée) et qu'on le réveille, son réflexe est de porter des coups parce qu'on coupe sa conversation. Comment ne peut-on pas parler d’altération ?", a-t-il détaillé.
Pendant ces plaidoiries, Stéphane Iganache a enfin relevé la tête. Toujours avec ce regard dans le vide, peu expressif, il a regardé ses avocats tenter de le défendre, sans pour autant convaincre totalement la cour.
La fin de la quatrième et le début de la cinquième journée du procès de Stéphane Iganache ont été marqués par les plaidoiries des avocats et les réquisitions de l'avocat général. La réclusion à perpétuité, avec une peine de sûreté de 22 ans, a été demandée ce vendredi 18 septembre 2026.
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