Une femme condamnée à 30 ans de réclusion pour avoir tué son compagnon, son amant à 25 ans dans le Puy-de-Dôme
Sophie Fernandes de Sousa et son amant Didier Chatard ont été condamnés à 30 et 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre du compagnon de la première, un responsable commercial de 47 ans retrouvé dans un bain de sang à son domicile, roué de coups puis étranglé avec un démonte-pneu. Elle a fait appel de son condamnation. Jusqu'au bout elle a nié: une femme a été condamnée vendredi 18 septembre au soir dans le Puy-de-Dôme à 30 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son compagnon en 2022 et son amant, qui reconnaît les faits, à 25 ans .
Devant la cour d'assises de Riom, le ministère public avait requis 30 ans à l'encontre de Sophie Fernandes de Sousa et 24 ans pour Didier Chatard.
La peine prononcée à l'issue de près de six heures de délibéré est assortie d'une interdiction de port d'arme et d'un suivi socio-judiciaire.
Sophie Fernandes de Sousa a été condamnée à la fois pour l'assassinat et l'empoisonnement de son compagnon, un responsable commercial de 47 ans retrouvé dans un bain de sang à son domicile, roué de coups puis étranglé avec un démonte-pneu. S'il a été également condamné pour assassinat, Didier Chatard n'a été reconnu coupable que de "complicité d'empoisonnement".
À l'énoncé du verdict, aucun n'a réagi. Lui ne fera pas appel de sa condamnation, elle oui, ont indiqué leurs avocats.
Mais pour Sophie Fernandes de Sousa, pacsée avec la victime et à la tête avec lui de plusieurs sociétés, il y a une "incapacité à se remettre en question".
Et "lorsqu'on reconnaît les faits, il doit y avoir une différence substantielle" de la peine, avait-elle insisté.
En défense, Me Antoine Portal, avocat de Didier Chatard, a souligné que ce dernier "brûlait d'amour pour (sa maîtresse) mais c'est sa lucidité qui s'est consumée".
"Ce que je vous demande, c'est de prendre en considération la sincérité de (s)a démarche" qui n'est contredite "par aucun élément matériel", a-t-il dit.
À ses côtés, son autre avocate Me Maud Vian a décrit un amant qui a réalisé très vite que sa maîtresse "lui avait menti sur tout". "Il a eu le courage de la vérité" et "j'ai très rarement vu un homme se présenter comme cela devant la cour d'assises", a-t-elle dit.
Les avocats de Sophie Fernandes de Sousa, ont eux tenté d'instiller le doute dans l'esprit des jurés, collant aux déclarations de leur cliente et balayant le mobile financier.
Au cours du procès qui s'est ouvert lundi, cette femme de 44 ans, sûre d'elle, s'était défendue avec aplomb , malgré les évidences soulevées par la cour et les avocats.
Didier Chatard, 43 ans, avait lui tout reconnu, y compris la tentative d'empoisonnement qui avait précédé, quelques semaines avant: "Le but de l'expédition, c'était de tuer Stéphane Ragon".
Venue témoigner posément à la barre, la fille de Sophie Fernandes de Sousa, qui avait servi d'alibi au couple, avait un peu plus fragilisé la défense de sa mère, assurant que ses déclarations étaient fausses "de A à Z".
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