Élections sénatoriales 2026 : 5 chiffres à savoir sur les candidats
Les candidats aux sénatoriales avaient jusqu’au vendredi 10 septembre 18 heures pour se déclarer en préfecture, en vue du scrutin qui se déroulera le dimanche 27 septembre. En tout, 1 657 candidatures – pour 178 sièges à pourvoir sur un total de 348 – ont été enregistrées selon les chiffres communiqués samedi par le Sénat. C’est un peu moins que lors du précédent scrutin (1 829 candidatures pour 170 sièges).
Si ces données doivent encore être complétées en début de semaine pour intégrer les candidatures ultramarines (Guyane, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna, Polynésie française), elles permettent d’ores et déjà de tirer quelques enseignements sur le profil des candidats et leur évolution au fil du temps.
Parmi les sénateurs élus en 2023, 130 se représentent en 2026, soit 73 % des sortants. Un pourcentage proche de celui des précédentes élections (70 %). Trois des chefs de groupe politique dont le mandat s’achève cette année sont de nouveau candidats : Mathieu Darnaud (Les Républicains), Patrick Kanner (Socialiste, Écologiste et Républicain), Claude Malhuret (Les Indépendants). En revanche, Guillaume Gontard (Écologiste) n’est pas candidat à sa succession.
Le patron de LR et candidat déclaré à l’élection présidentielle Bruno Retailleau se représente lui aussi (en Vendée).
Sont aussi sur la ligne de départ 34 députés, 7 députés européens et deux présidents de région : Renaud Muselier (LDVD) dans les Bouches-du-Rhône, et Jérôme Durain (LDVG) en Saône-et-Loire.
La ministre de l’aménagement du territoire, Françoise Gatel, est quant à elle la seule membre du gouvernement candidate (Ille-et-Vilaine) sur une liste divers centre.
Sur les 1 657 candidats, 770 sont des candidates, soit un peu moins de la moitié (46,47 %). Une proportion quasiment identique à 2023 (46,64 %) mais un peu plus élevée qu’en 2020 (43,97 %) et nettement plus si l’on remonte à 1986 (14,47 %).
En revanche, lorsque l’élection se fait au scrutin proportionnel, seules 84 listes sur les 232 déposées cette année sont menées par une femme, soit 36 % seulement. Cela reste tout de même davantage qu’en 2023, où elles ne représentaient que 26 % des têtes de listes.
Si l’âge moyen des candidats, 55 ans, est stable depuis plusieurs années, celui des sénateurs effectivement élus a nettement baissé : il est passé de 64 ans en 2001 à 59 ans et 11 mois en 2023. Cette évolution s’explique en partie par l’abaissement progressif de l’âge légal pour pouvoir se présenter aux sénatoriales – le seuil est passé de 35 ans à 30 ans en 2003 puis 24 ans en 2011.
Désormais, 3 % des candidats ont moins de 30 ans (56 personnes). À 24 ans et 1 mois, Clément Bellière (Rassemblement national), qui se présente dans l’Eure, détient le record du candidat le plus jeune. Les plus de 80 ans, eux, ne représentent que 1 % des prétendants (18 candidats), la doyenne étant cette fois Christiane Raust (divers droite), 85 ans et deux mois, candidate en Seine-Maritime.
Si ces sénatoriales ne devraient pas remettre en question la majorité détenue par la droite et les centristes, elle n’en revêt pas moins un enjeu politique important en pleine campagne présidentielle.
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