Seulement 1 salarié sur 2 estime gagner du temps avec au travail: l'IA se répand dans les entreprises mais avec de fortes disparités selon l'âge et le niveau de diplôme
Une note de la Banque centrale européenne pointe aussi des disparités d'âge, de genre et de diplôme dans l'adoption de la technologie. L'intelligence artificielle (IA) est désormais utilisée par plus de la moitié des salariés d'entreprises en zone euro, mais son impact sur la productivité demeure inégal et de nombreux obstacles freinent encore sa diffusion, selon une note de blog publiée mercredi par la BCE .
La part des travailleurs utilisant l'IA est passée de 26% en 2024 à 52% en 2026, "une tendance immanquable" selon les auteurs. Sans surprise, la distribution est inégale : les travailleurs les plus éduqués l'emploient pour 61% d'entre eux, contre 37% pour les travailleurs moins éduqués. De la même manière, les jeunes de 18 à 34 ans l'utilisent à plus de 60%, contre 40% environ pour les 55-74 ans. Les hommes ont aussi légèrement tendance à l'utiliser plus souvent que les femmes.
Fondée sur une enquête mensuelle de l'institut monétaire menée auprès d'environ 20.000 personnes dans onze pays, leur étude montre aussi que les utilisateurs d'IA gagnent en médiane trois heures de travail par semaine, soit 7,7% de leur temps de travail.
Toutefois, ces gains sont répartis de manière inégale. D'abord, seulement 48,8% des travailleurs revendiquent le fait d'utiliser et d'en gagner du temps. Ces gains sont aussi plus importants dans la programmation informatique, l'analyse de données ou l'automatisation de tâches répétitives, et plus modestes pour des usages plus courants comme la recherche d'informations ou la rédaction de textes.
Malgré sa progression rapide, l'IA ne fait pas non plus l'unanimité. Environ un tiers des non-utilisateurs la jugent sans intérêt pour leurs tâches et plus de 40% déclarent ne pas souhaiter l'utiliser, selon la note. Les inquiétudes sur la fiabilité des outils et le manque de soutien des employeurs figurent également parmi les principaux freins.
Ils estiment que les employeurs et les pouvoirs publics devraient renforcer la formation et faciliter l'accès aux outils d'IA afin d'en "exploiter pleinement le potentiel en matière de productivité".
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