Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, la guerre des Ecologistes : "La poussière sous le tapis ressort au pire moment"
"Il y a un risque de scission des écolos", prévenait Yannick Jadot en mai, en petit comité.
Bien sûr, le sénateur connaît mieux que personne le parti qu’il a cofondé.
Alors plutôt que de subir cette scission, il l’a provoquée.
Ainsi, sans vraiment surprendre les siens, il a annoncé ce lundi matin rejoindre la campagne de Raphaël Glucksmann, "sans hésitation et avec enthousiasme", a-t-il jugé bon de préciser sur France Inter.
Il n’est pas plus surprenant que Sandrine Rousseau prône, dans les colonnes de Libération , une alliance avec LFI.
"Le plus étonnant, c’est que la scission n’ait pas eu lieu avant", relève un élu écologiste.
Quoi de commun, en effet, entre une écologiste radicale et un réformiste ? Comment l’écoféministe et le "réalo" ont-ils pu siéger si longtemps dans le même parti ? Chez les Verts, on se pose la question depuis (au moins) cinq ans.
Cruel contraste : tandis que les insoumis, qui se voient déjà à l’Élysée , se projettent sur le jour d’après, les écolos sont coincés en 2021.
Les mêmes acteurs prônent les mêmes orientations.
Jadot-Rousseau, éternels visages d’un parti qui se cherche.
Retour vers le passé.
En septembre 2021, Sandrine Rousseau se hisse à la surprise générale au second tour de la primaire écologiste qu’elle perd d’un cheveu - son concurrent l’emporte avec 51,03% des voix.
Certes, Jadot a gagné, mais Rousseau n’a pas perdu.
"Je suis loyale et j’appellerai à voter pour Yannick Jadot mais ce mouvement-là, ce n’est pas automatique et ce n’est pas un chèque en blanc", déclare-t-elle dans la foulée du vote.
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