Jean-Luc Mélenchon promet la censure du gouvernement sur le budget 2027 qui va "aggraver tous les maux" de l'économie française
Le chef de file de La France insoumise et candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé ce dimanche 23 août en clôture de l'université d'été insoumise dans la Drôme. L'occasion d'en dévoiler davantage sur la volonté de son parti sur la censure du budget du gouvernement en 2027. Une nouvelle salve de menaces. Attendu par plusieurs milliers de militants ce dimanche 23 août en clôture de l'université d'été de La France insoumise , Jean-Luc Mélenchon a réitéré la menace d'une censure du budget de Sébastien Lecornu pour 2027, alors que le Premier ministre a mis en garde samedi les parlementaires contre la tentation d'attendre la présidentielle pour adopter un budget en 2027 évoquant un possible "désordre".
Le chef de file insoumis a dévoilé son plan de bataille pour le reste de la campagne présidentielle, mais également pour la rentrée politique imminente.
"L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession, elle va plonger. Car Lecornu prépare un nouveau budget de coupe rase qui va aggraver tous les maux. Ne nous demandez pas je ne sais quelle bienveillance à son égard, une fois de plus, nous le censurerons. Et quoi? Voyez tous ces gens qui nous ont conduits à ce désastre venir nous donner des leçons sur la manière de bien gérer, quelle impudence!".
"C'est nous les gens sérieux et responsables, c'est eux les incapables, la ruine, la pagaille", a scandé Jean-Luc Mélenchon, visant l'exécutif.
"Nous nous engageons, une fois au gouvernement, à remettre de l'ordre dans les comptes publics car nous en sommes capables, en redonnant des marges de manoeuvre au budget de l'État: en faisant enfin payer l'impôt aux dizaines de grandes fortunes et aux multinationales qui n’en payent pas", a-t-il ajouté, repris de concert par une foule enthousiaste "taxez les riches".
Samedi, Sébastien Lecornu avait mis en garde les parlementaires dans un lettre. "Choisir d'attendre l'élection présidentielle pour adopter un budget pour 2027, c'est choisir le désordre. Car la dette, elle, n'attend pas", avait-il prévenu.
En cas d'absence de budget, "une hausse de nos taux d'intérêt pèserait durablement sur l'État, mais aussi sur notre économie, et donc sur les ménages", a-t-il ajouté.
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