En Chine, des succès littéraires venus du monde ouvrier et de la précarité
À la mi-juillet, Jibin Wang, un livreur de repas, s’est vu décerner l’un des prix littéraires les plus prestigieux de Chine pour un recueil de poèmes écrits entre deux courses. Dernier exemple en date de témoignages d’ouvriers sur leurs conditions de vie, une tradition souvent encadrée par les autorités qui remonte au début du lancement des réformes économiques dans les années 1980.
E n En 2017, Fan Yusu, une nourrice venue de la campagne et travaillant à Pékin, est devenue en l’espace d’une journée un phénomène littéraire. La quadragénaire, originaire d’un village du Hubei, dans le centre de la Chine, avait publié « Je suis Fan Yusu », un texte autobiographique , sur le réseau social WeChat. Elle y racontait sa vie de labeur et de difficultés. Le succès a été immédiat. Grande lectrice, elle avait trouvé dans les livres une planche de survie qui s’est révélée être aussi une rampe de lancement.
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