Le patron de Palantir juge que la France se "fera du mal" en tournant le dos au géant américain
Le patron de Palantir Alex Karp a prévenu mercredi que la France se "fera du mal" si elle croit sa souveraineté en ayant recours à des entreprises françaises. Une réaction au souhait de Paris de remplacer le géant américain de l'analyse de données par le fournisseur national ChapsVision au sein de la DGSI, l’agence de renseignement, au nom de l'"autonomie stratégique".
Par : FRANCE 24 Une mise à l'écart qui passe mal. Le patron de l'entreprise américaine Palantir Alex Karp, dont Paris a décidé en juin de renoncer aux services pour son renseignement intérieur, a prévenu, mercredi 2 septembre, que la France se "fera du mal" si elle croit se protéger avec des entreprises françaises qui opèrent en réalité des intelligences artificielles américaines et chinoises.
Se contenter d'un intermédiaire français est une protection illusoire, "c'est littéralement l'équivalent technique d''un 5 à 7 sans préservatif'", a-t-il lancé à l'AFP, en français dans le texte, en marge d'une réunion ministérielle du G20 en Caroline du Nord.
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Si la France laisse ses décisions être "guidées par la peur et par des gens qui ne comprennent pas vraiment les enjeux", "cela fera du mal à la France", a-t-il ajouté lors de cette réunion organisée par l'administration Trump pour convaincre ses partenaires de ne pas freiner l'intelligence artificielle par de nouvelles régulations.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé en juin, au nom de l'"autonomie stratégique", vouloir remplacer le logiciel d'analyse de données de Palantir, utilisé par la DGSI depuis 2016, par celui de la française ChapsVision.
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