ENTRETIEN. Marie-Amélie Le Fur : « Une société plus mature inclut les personnes en situation de handicap »
Marie-Amélie Le Fur (37 ans), présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF) et de l’Agence nationale du sport (ANS), était l’invitée du journal Ouest-France , jeudi 3 septembre 2026.
L’occasion pour elle de répondre aux questions de journalistes, mais aussi de quatre invités : Cécile Parinet, conseillère pédagogique pour la circonscription de Liffré (Ille-et-Vilaine), en charge de l’accompagnement des dossiers EPS et sortie scolaire, Élise Thomas, conseillère pédagogique départementale (Ille-et-Vilaine) en EPS, Julie Raoul, handi-danseuse et bénévole à l’APF France Handicap en Ille-et-Vilaine, et Alain Marie, ancien président du club de tennis de table de Torigny-les-Villes (Manche), qui propose des séances dans un IME (institut médico-éducatif). Tous portent une attention particulière au parasport et aux questions d’inclusion et d’accessibilité.
Quels sont les enjeux de la Fête du sport, dont la troisième édition va avoir lieu ce lundi 14 septembre 2026 ?
À l’origine, il y avait cette volonté d’avoir une journée où l’on encourage la promotion de la pratique sportive. Elle s’intègre dans « Septembre Bouge » , pour promouvoir le sport pour lutter contre la sédentarité et l’inactivité.
Malheureusement, les personnes en situation de handicap ne se sentent absolument pas concernées. Elles pensent que l’événement ne va pas être accessible physiquement. L’objectif est déjà de s’assurer de sa bonne accessibilité. On a travaillé avec les organisateurs sur la manière de rendre l’évènement adapté pour accueillir tout le monde. Le deuxième volet de l’action a été de prendre contact avec les personnes en situation de handicap, pour les inciter à venir, rencontrer l’écosystème sportif, rappeler que le sport doit faire partie de leur parcours de vie. On est une société beaucoup plus mature quand on inclut mieux les personnes en situation de handicap.
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