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Début des exercices annuels Corée du Sud-États-Unis, Trump veut limiter l’engagement militaire

RFI ·
Début des exercices annuels Corée du Sud-États-Unis, Trump veut limiter l’engagement militaire

En Corée du Sud, les armées sud-coréenne et américaine lancent, ce lundi 17 août, l'édition 2026 de l'exercice « Ulchi Freedom Shield », prévu pour une durée de onze jours. Il s'agit d'une série de manœuvres militaires pour s'entraîner à riposter contre toute attaque venue de Corée du Nord. Mais Donald Trump a annoncé « réduire considérablement » la participation des États-Unis, invoquant en particulier sa « très bonne relation avec Kim Jong-un », le dirigeant nord-coréen.

Comme chaque année au mois d'août, les deux alliés, Séoul et Washington, s'entraînent côte à côte contre la menace nord-coréenne , sous l'œil du commandement des Nations unies. Mais cette année, les exercices militaires vont prendre en compte l'expérience acquise par les Nord-Coréens présents sur le front ukrainien depuis 2024, comme l'explique le lieutenant général Scott Winter, au micro de notre correspondant à Séoul, Célio Fioretti :

« La Corée du Nord a acquis une expérience de combat moderne et a été exposée à des techniques et technologies modernes comme les drones notamment. Évidemment les menaces que nous cherchons à contrer pour la défense de la Corée doivent refléter le fait que la Corée du Nord a une expérience de combat moderne. »

Des exercices que Donald Trump a lui-même dénoncés dimanche 16 août. Le président américain souhaite réduire ces exercices qu'il considère comme une provocation envers la Corée du Nord avec qui il « entretient de bonnes relations ». Donald Trump dénonce dans son message des exercices « coûteux » et qui, selon lui, « envoient un signal totalement inapproprié et hostile » envers la Corée du Nord. Un pays qui, « depuis que Donald Trump est président, s'est montré non menaçant et respectueux », a-t-il ajouté à la troisième personne.

Mais pas de quoi s'inquiéter selon le lieutenant général Winter : « Selon moi, ces exercices sont plus grands et mieux que jamais. Et même dans le contexte des problématiques de sécurité en Europe et au Moyen-Orient, ces exercices montrent l'engagement de ses États membres. »

Donald Trump a également critiqué la Corée du Sud pour avoir refusé de l'aider dans sa campagne militaire contre l' Iran . « Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j'ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s'ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d'Iran et ils ont dit : "Non merci!" », a écrit le président américain. Le président sud-coréen Lee Jae-myung avait affirmé en juin, en pleine accalmie dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran, que Donald Trump souhaitait à présent se concentrer sur la résolution de « la question nord-coréenne ».

Baptisés « Ulchi Freedom Shield », ces exercices annuels devaient initialement mobiliser 18 000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28 500 hommes stationnés dans le pays. Le ministère de la Défense sud-coréen a affirmé, lundi 18 août, que ces manœuvres avaient commencé « comme prévu ».

La présidence sud-coréenne a souligné que le pays allait « se coordonner étroitement » avec les États-Unis pour les exercices militaires conjoints.

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