Espace. Sophie Adenot : comment se prépare une sortie spatiale comme celle qu'effectuera l'astronaute
Dans les films hollywoodiens, les astronautes sortent dans l’espace comme vous sortiriez la poubelle. Ils enfilent une combinaison en vitesse, tapotent deux boutons dans le sas, et hop, les voilà flottant dans le vide. Dans la vraie vie, l’affaire est plus compliquée. Entre répétition des procédures et vérification des équipements, chaque EVA (sortie extra-véhiculaire) est préparée plusieurs jours à l’avance par l’ensemble de l’équipage. « Préparer deux astronautes et leurs combinaisons spatiales pour l’environnement extrêmement hostile qui les attend à l’extérieur de la station prend un temps très long. Cela nécessite des heures de procédures soigneusement répétées, des gestes précis et d’infinies vérifications pour s’assurer que tout est prêt avant l’ouverture du sas », avait témoigné Sophie Adenot le mois dernier sur X. L'astronaute sera la première femme française à réaliser l'exercice, le 18 août .
Une préparation physiologique est nécessaire, afin de purger l’organisme de toute trace d’azote. La raison ? Impossible de pressuriser les combinaisons à 1 bar (la pression normale sur Terre au niveau de la mer ainsi qu’à bord de l’ISS), sous osphpeine de les voir se transformer en baudruches rigides dans le vide. Les scaphandres ne sont pressurisés qu’à 0,3 bar, soit la pression atmosphérique qu’on trouverait au sommet de l’Everest. Mais avec une pression aussi faible, l’azote présent dans le sang risque de former des bulles. Pour éviter tout accident de décompression, les astronautes doivent respirer pendant quelques heures de l’oxygène pur. C’est également ce qu’ils respireront dans le scaphandre américain EMU.
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