Etats-Unis. Pourquoi les Républicains se déchirent-ils autour du... burrito ?
Depuis plusieurs jours, la toile conservatrice s'affole outre-Atlantique autour de ce plat mexicain très populaire. A trois mois des élections de mi-mandat, cette polémique cristallise des craintes qui vont bien au-delà de la simple galette.
« Make America affordable again » (Rendre de nouveau l'Amérique abordable). Lors de sa campagne 2024, Donald Trump l'avait promis. Mais, près de 2 ans après son investiture, les résultats de sa politique économique tardent à se faire ressentir.
Tant et si bien que, à 3 mois des élections de mi-mandat, les Républicains sont à cran. Au point de s'étriper, depuis plusieurs jours, autour d'un plat très populaire aux USA : le burrito. Ou plutôt, de son prix, peut-on lire dans Courrier international .
C'est le porte-parole de l'organisation fondée par Charlie Kirk, Turning Point USA, qui a mis le feu aux poudres, le 4 août dernier. Sur X, Andrew Kolvet relatait les propos d'un étudiant qui s'alarmait que la fameuse galette de blé fourrée au boeuf puisse coûter jusqu'à 20 dollars.
Bien que tentant de rendre encore l'administration démocrate de Joe Biden et le Covid responsables de la perte de pouvoir d'achat persistante des Etatsuniens, il reconnaissait dans son post : « L’expérience quotidienne est la même : l’impression que des produits de base coûtent trop cher. »
Faux, lance le producteur de podcast Joel Berry, argumentant que sa femme avait préparé le plat pour sa famille de huit pour moins de 20 dollars. «Je commence à penser que la crise du pouvoir d’achat est en réalité une crise du "je ne sais pas cuisiner" », renchérit l'éditorialiste du New York Post, Karol Markowicz.
L'affaire s'envenime et tout le monde, côté conservateur, s'en mêle. Même le vice-président J.D. Vance.
C'est que, la situation quotidienne outre-Atlantique est tendue. Entre les tarifs douaniers et la guerre avec l'Iran , le coût de la vie ne cesse d'augmenter. Rien qu'en juin, 23 000 emplois ont été supprimés et l'inflation affichait un +3 ,5% en un an. A la pompe, le prix de l'essence a connu une hausse de 36% depuis février.
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