"La fin de la lecture mène l'humanité vers un nouvel âge des ténèbres" : le cri d'alarme de James Marriott
C’est un requiem pour la lecture qui a fait beaucoup de bruit dans les pays anglophones.
Dans Le Nouvel âge des ténèbres , aujourd’hui traduit par Flammarion (parution le 14 octobre), James Marriott alerte sur les conséquences du déclin de la culture de l’écrit.
Rappelant avec brio tout ce que les Lumières et la démocratie doivent à la lecture, ce chroniqueur du Times estime qu’un monde post-alphabétisé, dominé par les écrans, entraînera un recul de la démocratie libérale, tout comme le retour de l’obscurantisme.
Donald Trump est selon lui un parfait exemple de ce changement civilisationnel...
Entretien.
L'Express : Peut-on encore contester que la lecture connaît un déclin rapide ? La nouvelle enquête Pisa confirme que les performances des élèves en lecture baissent dans de nombreux pays… James Marriott : La part des Américains lisant quotidiennement pour le plaisir s’est réduite de 40 % en vingt ans, tandis que le nombre de jeunes Britanniques qui déclarent aimer lire pendant leur temps libre a baissé de 36 %.
Même les phrases des best-sellers figurant dans le classement du New York Times se sont raccourcies de près d’un tiers depuis les années 1930.
En tant que journaliste, j’avertis depuis longtemps sur le sujet.
Au début, on me répondait : au fond, vous détestez le monde moderne, les choses ne vont pas si mal, on s’est toujours plaint que les jeunes ne lisent pas assez...
Aujourd’hui, il est devenu évident que c’est très sérieux.
Les derniers résultats de l’enquête Pisa sont d’une brutalité saisissante.
Le principal coupable, ce sont les écrans ? Sans l’ombre d’un doute.
Certains blâment le système éducatif de leur pays.
Mais pourquoi la même chose se produit-elle dans à peu près tous les pays du monde ? Le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis ont des systèmes éducatifs très différents.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.