TÉMOIGNAGES. Lycées, pouvoir d’achat… Ils manifesteront ce 17 octobre dans l’espoir d’une « convergence des luttes »
Combien seront-ils dans les rues ce samedi 17 octobre à demander à être entendus, notamment contre la vie chère ? Alors que les appels ont été très nombreux sur les réseaux sociaux, plusieurs centaines de manifestations sont annoncées un peu partout en France. Avec des profils aussi variés que les revendications, dans un contexte de mobilisation lycéenne et étudiante qui se poursuit.
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Quand cette date du 17 octobre a été lancée sur les réseaux sociaux, la revendication centrale était le coût de la vie, alors que l’inflation grignote le pouvoir d’achat et que les prix de l’essence atteignent des sommets . Un problème que connaît bien Carmen, 29 ans, salariée au Smic dans le sud-ouest de la France. « Je demande la hausse du salaire minimum. 1 400 € par mois, ce n’est pas suffisant, même pour une personne qui vit seule comme moi. Le coût de la vie est de plus en plus cher, on ne s’en sort plus », résume-t-elle.
Carmen raconte avoir des difficultés à faire ses courses, avoir même du mal à se nourrir. « À la fin du mois, je n’ai plus que 50 €… » Alors, elle prévoit de faire plusieurs kilomètres pour se rendre à Bordeaux, elle qui n’a, jusque-là, jamais participé à une manifestation de sa vie. « Je rejoins aussi le mouvement des Gilets jaunes, on demande de meilleures conditions de vie », ajoute-t-elle.
À l’autre bout de la France, à Lille, Isabelle (le prénom a été modifié), tient le même message. Cette aide-soignante à l’hôpital public, qui a élevé ses enfants seule, sera dans la rue samedi pour réclamer des moyens humains et financiers pour l’hôpital public. En 2018, elle avait déjà participé au mouvement des Gilets jaunes , dès les premiers ronds-points. « Huit ans après, c’est pire. Il y plus de misère, plus de services publics fermés, plus de gens à genoux… On nous avait...
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