Marine Le Pen-Jordan Bardella : à Hénin-Beaumont, ambiance glaciale et rentrée "sociale"
"Oh, you touched my tralala… Hm I ding ding dong".
La voix grasse de Günther résonne dans la salle de l’Abbaye d’Hénin-Beaumont, où Marine Le Pen a choisi de faire sa rentrée, dimanche 13 septembre.
Il est 14h30 et une nuée de militants se balance en se pressant vers l’estrade où la candidate du Rassemblement national prendra la parole.
Une foule se forme, hétéroclite.
Des jeunes Parisiens du RNJ, venus en train et en costumes depuis la capitale, glissent entre les retraités nordistes, les cadres quadragénaires et les familles héninoises qui tentent de caler leurs poussettes dans un coin de la salle surchauffée.
Les élus, eux, se ruent pour atteindre la scène, ce lieu sûr parce qu’inaccessible aux journalistes.
Caroline Parmentier, députée du Pas-de-Calais et proche de Marine Le Pen, n’a pas couru assez vite.
Et doit sortir les rames, en même temps que les éléments de langage.
"Je vous assure, Marine et Jordan s’entendent parfaitement bien, et entre les deux, il n’y a pas l’ombre d’un papier à cigarette", promet-elle, tout sourire.
Car la rentrée de Marine Le Pen ne se fait pas sous les meilleurs auspices.
Les deux dernières semaines ont vu se succéder cafouillages, polémiques, déballages de "off" dans la presse et divisions en tout genre.
Depuis que la députée du Pas-de-Calais a repris la main, en choisissant de se porter candidate à l’Elysée malgré une condamnation par la Cour d’appel pour détournement de fonds publics (elle s’est pourvue en cassation) , les relations se sont détériorées entre les camps Le Pen et Bardella.
"Il est là, c’est Jean-Philippe Tanguy, oui !!!" Les deux fans du député de la Somme n’ont pas vingt ans.
Depuis la fosse, ils acclament l’élu qu’ils aperçoivent de loin.
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