PMA, la grande fracture : le désamour des Américains face à l'exception française
C'est un renversement que personne n'avait vu venir.
Il y a 48 ans, en 1978, une naissance en Grande-Bretagne mit la planète en émoi : Louise Brown, le premier "bébé-éprouvette".
Près d'un demi-siècle et 13 millions d'enfants plus tard, la procréation médicalement assistée (PMA) fait pourtant moins rêver outre-Atlantique.
Selon l'étude "Singles in America" , menée chaque année par l'Institut Kinsey auprès d'environ 5 000 personnes, la part des célibataires prêts à envisager une fécondation in vitro (FIV) est passée de 44 % en 2017 à...
18 % cette année.
Pour la congélation d'ovocytes, elle a reculé de 33 % à...
17 %.
Le paradoxe est saisissant.
Car dans la réalité, les Américains n’ont jamais autant eu recours à ces techniques.
Entre 2014 et 2024, le nombre de procédures de congélation ovocytaire a été multiplié par plus de six, passant d’environ 6 000 à 39 000 par an.
La FIV, elle, représente désormais près d’une naissance sur 36 aux Etats-Unis.
Le secteur représente par ailleurs un marché de plusieurs milliards de dollars.
Mais derrière la vitrine commerciale, l'adhésion de l'opinion s'effrite.
La baisse du désir d'enfant Comment expliquer cette apparente contradiction ? Première explication : le désir de parentalité lui-même s'érode .
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