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«On est fiers de l’héritage qu’on laissera»: secrets et projets de Judas Priest, légende du heavy metal au Motocultor

Ouest-France ·
«On est fiers de l’héritage qu’on laissera»: secrets et projets de Judas Priest, légende du heavy metal au Motocultor

Celles et ceux qui ont déjà vu Judas Priest en concert le savent : c’est une puissance de feu, deux guitares déchaînées, des riffs entraînants, la voix emblématique de Rob Halford, une batterie percutante. Bref, le son sans compromis du heavy metal joué à son meilleur. Au fil des années, le groupe, créé, en 1969, par Ian Hill et K.K. Downing, s’est imposée comme les « Dieux du metal ». La formation britannique jouera sur la scène du Motocultor festival, dans le Finistère, dimanche 16 août 2026.

Judas Priest se produit en France, au festival Motocultor, en Bretagne, en août. Quel lien avez-vous avec le public français ?

Ian Hill : Sincèrement, la France a toujours un parfum spécial parmi les pays européens. Vous savez, c’est qu’on appelle le « wonderful gallic flair » (touche gauloise en anglais). C’est toujours incroyable de venir jouer en France. Les gens sont géniaux. Vous êtes aussi fous que nous, c’est pourquoi on s’intègre parfaitement dans ce paysage. Quand nous, membres de Judas Priest, voyons une date en France sur la tournée, il y a toujours une vraie excitation.

Ian, vous avez créé Judas Priest, en 1969, avec K.K. Downing. Vous avez vendu plus de 50 millions d’albums. Le groupe est toujours aussi puissant qu’avant et les spectacles grandioses. D’où vous vient cette énergie et force ?

Je pense que cela vient de la mémoire musculaire, plus que tout. Autrement dit, cette capacité du cerveau et des muscles à retenir les compétences motrices et les adaptations physiques. Après, bon, c’est juste quelque chose que nous faisons depuis toujours. On joue depuis plus de 50 ans, ça fait partie de nous, de qui on est.

Sur scène ou en studio, tu glisses juste en quelque sorte de manière transparente dans la peau de Judas Priest. Même si on a tous notre propre vie, quand on joue ensemble, tout devient naturel. Je continue, également, à prendre les pilules anti-âge et ça aide ! (rires)

Lire aussi : Rob Halford : « Judas Priest ne fera pas un album sur Zoom mais on est prêts à partir en tournée »

Depuis le premier album, Rocka Rolla, jusqu’au dernier, Invincible Shield, il y en a eu dix-neuf. Un héritage impressionnant. De quoi êtes-vous le plus fier ?

Probablement, le fait d’avoir réussi à décrocher un album d’or ou de platine. Cela prouve que vous faites ce que les fans attendent de vous. Je suis fier de cela car on a réussi à maintenir nos fans heureux. Nous sommes là pour eux.

Ce n’est pas la même chose qu’un Grammy : dans ce cas-là, c’est tout le monde de l’industrie qui te remarque pour ce que tu fais et qui choisit de te récompenser. Je pense aussi au Rock and Roll Hall of Fame ( 1 ) où des pairs te nominent. C’est une fierté de se dire que nous sommes reconnus parmi d’autres artistes.

Judas Priest a son propre son et sa façon de jouer, posant les bases du speed metal. Après cinq décennies d’existence, comment jugez-vous l’évolution du groupe ?

Quand nous avons commencé, le heavy metal n’existait pas vraiment. C’était appelé « heavy rock » ou « progressive rock », et ce jusqu’à la fin des années 1970. Ensuite, dans les 1980, tout s’est mis en place, la direction musicale et l’image.

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