Alerte rouge sur le krill, la précieuse crevette de l’Antarctique
Le quota de pêche de cette espèce de crevette vivant autour de la banquise de l’Antarctique a été atteint en quelques mois.
Les ONG dénoncent les ravages causés sur cette espèce, qu’on utilise pour l’alimentation des élevages de saumon, les pâtées pour chat et les compléments alimentaires.
Le krill est inconnu de nos assiettes et c’est pourtant l’une des crevettes les plus pêchées au monde : on en capture plus de 600 000 tonnes par an, dans les eaux glacées de l’océan Austral, autour de la banquise de l’Antarctique.
Mais ce petit crustacé a l’imprudence de se concentrer dans des bancs gigantesques, formant d’immenses nuages roses, particulièrement faciles à pêcher. Du moins pour peu qu’on possède des fanons, ces filtres en corne dont sont dotées les bouches des baleines.
Encore plus efficaces, les navires-usines d’une centaine de mètres, tels que ceux de la compagnie norvégienne Aker Qrill, dont trois chalutiers à pompe suffisent à pêcher en quelques mois les deux tiers du quota international de 620 000 tonnes de krill austral.
Or, du fait des pêches très ciblées dans le temps et l’espace, de ces navires et de quelques autres surtout en provenance de Chine, cette année encore, la saison de pêche vient de s’arrêter, le 13 août, trois mois avant la...
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