Avec sa « diplomatie des infrastructures », la Syrie veut tirer profit du blocage du détroit d’Ormuz
Sur la route qui traverse le désert syrien entre Palmyre et Banias, les camions-citernes irakiens se succèdent : un millier d’entre eux entrent désormais chaque jour sur le territoire syrien, avant que leur cargaison ne soit chargée sur des navires au port méditerranéen de Banias.
Pour une Syrie ruinée par quatorze années de guerre, la fermeture du détroit d’Ormuz ouvre une occasion économique inattendue : tirer parti de sa géographie pour en faire un corridor énergétique et logistique régional, voire international.
Au premier semestre 2026, 24,5 millions de tonnes de marchandises ont ainsi été transportées à l’intérieur du pays ou à travers ses frontières, selon le ministère des transports.
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