Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann dans la broyeuse socialiste
C’est l’histoire d’un sondage occulte, commandé à l’arrivée des beaux jours.
Si secret que seul Olivier Faure a pu y jeter un œil, quand beaucoup de ses proches assurent en ignorer l’existence.
Selon cette étude d’opinion, la primaire "ouverte", celle pour laquelle il plaidait car elle le favorisait (au montant de 2 euros), aurait attiré près de deux millions de Français.
Mais ce sondage - prière de croire qu’il existe - est resté dans un tiroir.
Halte au feu, pas question à l’époque, jure le patron, d’influencer le choix des militants avec les deniers du PS.
Le 9 juillet dernier, les militants socialistes ont finalement voté en faveur d'une primaire fermée à plus de 55 % des suffrages, une configuration favorable à Raphaël Glucksmann.
Des conditions entérinées cette semaine par les parlements internes du PS et de Place publique.
Olivier Faure a donc perdu sa première bataille, même s’il est entré en guerre avec son "grand petit frère", comme jadis il appelait l’eurodéputé.
Ainsi fleurissent, depuis, les coups bas.
A Limoges, quelques jours avant le premier tour des élections municipales, Faure est fou de rage.
Glucksmann lui aurait "promis" de ne dire mot des insoumis sauf qu’à la vue des micros, il appelle à "rompre définitivement avec LF"”.
"Il a fusillé notre candidat", dit un intime du patron du PS.
Le compagnonnage entre les deux hommes a en effet vécu, sacrifié sur l’autel d’ambitions contraires, produits de cette obsédante interrogation à gauche.
"Il ne peut pas être le candidat de la gauche car il ne prend pas assez de voix à Mélenchon", confiait le premier secrétaire à un visiteur.
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