Violences du 17 octobre : Jean-Luc Mélenchon pris au piège de sa propre stratégie
Jean-Luc Mélenchon honnit les injonctions de "l’officialité médiatique", cette deuxième peau d’un "système" dont il préfère s’exclure.
Sur LCI, dimanche 18 octobre, les émeutes urbaines l’ont pourtant contraint à se plier, mezzo voce , aux expressions préconçues du théâtre politique.
"C'est toujours le grand mot, 'condamner'.
Allez d'accord, je vais condamner. Ça change quoi madame, dites-moi qu'est-ce que ça change ?", dit-il.
La veille, le tribun et ses ouailles ont accusé une première défaite : la bataille des images qu’ils ont tenté de mener.
"Plein de monde partout, calme et joyeux partout quand les policiers ne sont pas là.
Des images que vous ne verrez pas dans l'officialité médiatique", écrivait-il dans un message sur X, accompagné de clichés de manifestants en ordre aux quatre coins du pays.
Au même moment sur les chaînes d’information en continu, les séquences de guérilla urbaine et de mise à sac de lieux de pouvoir tournent en boucle.
"Ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage", a-t-il écrit, pour s’en désolidariser.
"Les choses sont en train de lui échapper", croit savoir un socialiste.
Impuissant dans la nasse Comme s’il avait perdu la bataille du récit.
Les centaines de milliers de manifestants et leurs revendications ont disparu, passées au second plan.
Jean-Luc Mélenchon a beau demander au président de la République de répondre aux exigences des manifestants pacifiques, le débat s’est déjà déplacé.
D’Edouard Philippe à Marine Le Pen , en passant par Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, tous le tiennent pour coupable idéal du chaos ambiant.
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