Le festival Art Explora et son bateau-musée font escale à Saint-Malo
Difficile de parcourir le village de la Route du Rhum sans le voir.
Avec ses 47 mètres de long, ses 17,3 mètres de large et son mât culminant à 55 mètres, Art Explorer ne passe pas inaperçu, même si, ici, tous les regards sont tournés vers les voiliers de course qui s’apprêtent à traverser l’Atlantique.
Le navire amiral de la fondation Art Explora est lui aussi une invitation au voyage, mais à quai, à travers les propositions culturelles qu’il essaime de port en port depuis plus de deux ans.
Son créateur, l’entrepreneur et mécène Frédéric Jousset, a ainsi l’ambition de "réduire la distance entre les arts et ceux qui les fréquentent peu ou pas du tout".
Si l’idée n’est pas neuve, sa mise en forme prend une tournure singulière avec l’inauguration, en 2024, d’un projet hors norme : un catamaran géant conçu par les architectes navals Axel de Beaufort et Guillaume Verdier, puis construit en Italie par Perini Navi, une référence mondiale des embarcations de luxe.
Le premier bateau-musée au monde devient alors la vitrine d’un festival itinérant, gratuit, qui associe expositions, spectacles, concerts, ateliers et expériences numériques.
Le modèle, d’abord déployé dans toute la Méditerranée, rencontre rapidement son public.
En deux ans, le festival revendique 350 000 visiteurs, 880 artistes et 10 000 scolaires ou bénéficiaires d’associations sur onze escales, de Marseille à Chypre, en passant par Durrës, Beyrouth, Rijeka ou Le Pirée.
L'exposition embarquée "Song of water" réunit les œuvres d'une vingtaine d'artistes reconnus.
Cet automne, le bateau-musée a quitté pour la première fois les rivages méditerranéens pour remonter la façade atlantique.
Après une halte festive au Havre, il vient donc de s'amarrer aux quais de Saint-Malo.
Baptisée Song of Water , son exposition embarquée réunit les œuvres d’une vingtaine d’artistes internationaux autour du grand large.
A bord, les voiles revisitées par Laure Prouvost sur le thème de la migration, l’installation sonore de la lituanienne Emilija Skarnulyte, la sculpture monumentale en forme de "coquillage-bénitier" de Jean-Marie Appariou ou des céramiques de Picasso voisinent avec des pièces prêtées par le Muséum national d’Histoire naturelle.
Le parcours se poursuit à terre, où l’installation immersive Psychosphere , du danois Jakob Kudsk Steensen, explore les profondeurs marines et les origines de la vie.
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