Une rentrée littéraire 2026 un peu moins fournie que celle de l’an dernier
L’année a été explosive, marquée par la bronca des auteurs Grasset contre le licenciement du PDG Olivier Nora par Vincent Bolloré . Préparée avant le tsunami, cette rentrée chez Grasset est la dernière de l’ancienne équipe. Parmi les titres forts de la maison d’édition, le livre d’Ananda Devi, « Chronique d’un royaume perdu », celui de Maylis Besserie, « Les filles du 9 juin » ou encore un roman annoncé comme un petit bijou : « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien. Ensuite, de possibles transferts changeront peut-être la donne dans les mois qui suivront…
Quoi qu’il en soit, 461 titres se retrouveront sur les étals des libraires du 13 août jusqu’à la fin octobre. Exactement le même nombre de livres français que l’an dernier, 344, mais moins de titres étrangers, 117 contre 140, ce qui représente une chute drastique depuis dix ans (en 2017 encore, 191 titres étaient proposés).
Citons parmi les romans francophones les plus attendus « L’inconnue du quai de Javel » (Flammarion), la nouvelle enquête romancée de Philippe Jaenada, autour du meurtre d’une jeune Bretonne ou encore « Le fabuleux piano » (Robert Laffont) dans lequel Sonia Devillers se penche sur un aspect méconnu de la Seconde Guerre mondiale, à savoir le pillage des partitions et instruments de musique par les nazis. Yannick Haenel, lui, sera tout à fait dans le ton de la rentrée avec « La solitude des professeurs est infinie » (Gallimard) ou le récit des tribulations tragico-comiques d’un prof de français inspirées de sa propre expérience.
Anna Ostasenko Bogdanoff, elle, suscitera sans doute la curiosité en évoquant son père, le célèbre présentateur de Temps X Igor Bogdanoff, dans « Rappelle-moi, ma belle » (JC Lattès). Sabyl Ghoussoub ne manquera pas d’intriguer non plus avec « Mon imam », (Stock) qui s’intéresse à la disparition d’un imam chiite.
Si la littérature étrangère fait les frais de cette rentrée, cela n’empêche pas les poids lourds d’être au rendez-vous. L’Américaine Laura Kasischke sera présente avec « Baignade surveillée », (Gallimard) et l’Irlandais Colum McCann propose « Ce qui nous frôle sous la surface » (Belfond).
Mais le plus gros tirage de la rentrée, avec 30 000 exemplaires, sera celui d’un auteur moins connu, A.S. Tamaki, un Américain d’origine japonaise. Il s’agit du « Clan des feuilles mortes », premier tome de la trilogie historique « L’empire de l’automne » (Gallmeister). À suivre aussi, « Les noms de Feliza », du Colombien Juan Gabriel Vasquez (Seuil), « Eisen », de la Russe Gouzel Iakhina (Noir sur blanc) ou « Parle-moi de chez nous » (Philippe Rey), de l’Américaine Jeanine Cummins.
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