PORTRAIT. DJ Sixter, le Breton qui monte et fait vibrer les dancefloors
DJ Sixter, de son vrai nom Valentin Perron, Arzonnais de 21 ans, n’est pas tombé par hasard dans la musique. Enfant, il a étudié pendant quatre ans le solfège, notamment dans une école de musique. Ça aide beaucoup pour les harmoniques et le rythme », explique-t-il.
À l’adolescence, l’envie de mélanger les musiques, d’y ajouter des sons, des percussions et des phrases musicales se fait plus pressante. Il se lance il y a quatre ans, lorsqu’il reçoit sa première platine de mixage pour son anniversaire. Alors en alternance dans le cadre d’un BTS en électricité, il s’exerce sans relâche. J’ai commencé à mixer chez moi, j’ai regardé des vidéos. Au début, j’ai appris à caler les musiques, à les synchroniser, puis à ajouter des sons et à travailler sur les harmoniques », raconte-t-il.
En moins d’un an, le jeune homme maîtrise sa platine et commence à mixer pour ses amis. Puis vient le saut dans le grand bain : sa première soirée devant un public d’inconnus, dans un bar. Depuis, les dates s’enchaînent. DJ Sixter assure jusqu’à dix soirées par mois en France, principalement en Bretagne et en Loire-Atlantique, avec quelques escapades à Morzine (Haute-Savoie) ou sur l’île de Ré (Charente-Maritime). Il y a notamment été invité pour la première fois au festival Électro Ré. Je suis passé tôt car j’avais une autre session, le même soir, à Quimper (Finistère) », précise-t-il.
J’aime les années 2000-2010 et la house music. Né au début des années 1980 à Chicago, aux États-Unis, ce courant musical puise ses influences dans le disco, le funk, la soul et le gospel. Il y avait la house et le reste. Tout était différent : les sons, les rythmes, les danses et les looks », se rappelle un night clubber de l’époque.
Lorsqu’il ne mixe pas, DJ Sixter écoute et déniche de nouveaux sons. Ses parents le décrivent comme un passionné qui travaille sans cesse : la musique occupe son quotidien. Depuis trois ans, il travaille aussi sur ses propres productions.
Pour lui, l’ambiance d’une soirée ne repose toutefois pas uniquement sur le son. La lumière joue aussi un rôle essentiel. Le son, c’est 70 % d’une ambiance. Avec la lumière, je raconte une histoire. Elle doit progresser avec le son », explique-t-il. Il s’est donc équipé en conséquence et programme lui-même ses jeux de lumière.
L’année dernière, à Port-Navalo, à Arzon, ils étaient 10 000 à danser au son de ses mixs. C’était phénoménal. On lui a donc demandé de revenir ce 15 août », indique Pierre Tornaire, directeur d’Arzon Évènements.
Pour DJ Sixter, chaque soirée se construit aussi avec le public. Je vais commencer doucement. Après, ça dépend du public. Quand je le sens prêt, j’attaque plus fort et j’embarque tout le monde pour une grosse fête », explique le jeune DJ.
Un talent que partage Brice Bonnot, patron de la discothèque Le Malvern : Il est talentueux, je lui ai programmé dix sessions cette année.
Samedi 15 août 2026, à partir de 21 h, concert de DJ Sixter, place Pouplier, à Port-Navalo, à Arzon. Site internet de DJ Sixter : djsixter.com/ . Site d’Arzon Évènements : arzonevenements.fr
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