Dans les Cévennes, une randonnée dans les pas de Stevenson au rythme des ânes
VOYAGE EN FRANCE 6/8. Pour le “Financial Times”, la romancière britannique Annabel Abbs-Streets retrace son périple dans cette région montagneuse du sud de la France. Avec son mari, ils ont suivi le parcours emprunté par l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson en 1878 et décrit dans son livre “Voyage avec un âne dans les Cévennes”.
“ Il nous faut un âne”, m’annonce mon époux, le matin de notre départ pour dix jours de randonnée sur les traces de Robert Louis Stevenson. Je lui marmonne qu’on n’a quand même pas autant de bagages que Stevenson, ouvrant à cet effet mon exemplaire passablement défraîchi de Voyage avec un âne dans les Cévennes [paru en anglais en 1879, en français en 1925] : “Un revolver, une petite lampe à alcool […], deux assortiments complets de vêtements de rechange – outre mes habits de voyage en velours campagnard, mon paletot de marin et un chandail en tricot – quelques livres, ma couverture de voyage […], des plaquettes de chocolat et des boîtes de saucisses boulonnaises […], un gigot froid de mouton, une bouteille de beaujolais, une boîte vide destinée à contenir du lait, un fouet à œufs et une provision importante de pain bis et blanc.”
Le plus lourd était encore son sac de couchage cousu sur mesure dont il venait de faire l’acquisition : “Une sorte de long rouleau ou saucisson en bâche verte imperméable à l’extérieur et en fourrure de mouton bleue à l’intérieur.” Stevenson explique que c’est le poids et l’encombrement de ce sac (acheté 80 francs et deux verres de bière) qui le poussent d’ailleurs à acheter un âne (pour 65 francs et un verre de brandy), qu’il baptise “Modestine”.
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Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de référence en Europe. Il n’y a pas une institution financière ou banque digne de ce nom qui ne reçoive un exemplaire de ce journal britannique immédiatement reconnaissable à son papier rose saumon. Racheté par le groupe japonais Nikkei en 2015, le “journal de la City” voit son nombre d’abonnés à l’édition papier s’éroder peu à peu, mais a dépassé 1 million d’abonnés numériques en 2022. Plus de la moitié de l’ensemble de ses abonnés résident hors du Royaume-Uni. Plus de 600 journalistes répartis dans plus de 40 pays collaborent au titre.
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