Ni en emploi ni en formation : les pistes de Nathalie Chusseau pour endiguer la vague des "NEETs"
Ils ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.
On les désigne communément par l'acronyme de "NEET" pour Neither in Employment nor in Education or Training .
Fin 2025, la part de ces jeunes parmi les 15 à 29 ans s'élevait à 12,9 % en France, au-dessus de la moyenne européenne, de 11%.
Notre pays compte ainsi 1,55 million de jeunes NEETs, dont 1 million de jeunes décrocheurs (470 000 jeunes de 18 à 24 ans selon la DEPP et 650 000 jeunes de 25 à 29 ans) qui ont quitté le système de formation initiale sans le baccalauréat ou sans un diplôme professionnel.
Cela correspond à plus d’un jeune sur 8, et près d’1 jeune sur 3 dans les quartiers prioritaires de la ville - 29 % selon l’Anact et l’Insee.
Si la part de ces jeunes à l’écart du marché du travail a baissé en dix ans - hors période Covid - jusqu’à atteindre son point le plus bas à 11,8 % fin 2022, ce n'est plus le cas depuis.
Une étude de l’Insee (2025) qui a suivi les parcours des jeunes depuis leur entrée en sixième en 2007, et jusqu'en 2023, a montré "qu’un jeune sur quatre (23 %) s'est retrouvé en situation de NEET, en alternance avec des épisodes d'emploi ou de façon prolongée.
Il s'agit essentiellement de jeunes ayant fait des études courtes".
15 % des jeunes entrés en sixième en 2007 ont fait des allers-retours entre situations d'emploi et de NEET jusqu'en 2023, et 8 % d’entre eux sont restés NEET sur quasiment toute la période.
Selon l’Insee (2021), 45 % des NEETs sont au chômage, ce qui correspond à 5,8 % des jeunes de 15 à 29 ans.
Par ailleurs, 24 % sont inactifs et désirent travailler sans pour autant répondre aux critères de disponibilité ou de recherche d’emploi leur permettant d’être considérés comme chômeurs, et se retrouvent donc à la frontière de l’inactivité et du chômage qualifiée de "halo du chômage".
Enfin, 31 % d’entre eux sont inactifs et déclarent ne pas vouloir travailler pour diverses raisons (enfants, problèmes de santé, etc.).
Globalement, parmi les 1,55 million de NEETS, on distingue : les chômeurs classiques ; les jeunes nouvellement diplômés du supérieur qui recherchent un emploi (16 % des NEETs selon l’étude de l’INJEP en 2020) ; les jeunes en transition à la recherche d’un emploi idéal ; ceux qui se consacrent temporairement à d’autres activités ; des jeunes malades, handicapés ou ayant des responsabilités familiales ; et des jeunes marginalisés.
Selon l’INJEP (2020), les sans diplôme éloignés de l’emploi représentent 20 % des NEETs.
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