Inondations au Népal et au Tibet : la Chine accusée de dissimuler l'ampleur du désastre
Le 26 août, la rupture d'un glacier a provoqué une crue dévastatrice à la frontière qui sépare le Népal du Tibet .
Cinq jours plus tard, alors que les opérations de secours se poursuivent, le bilan dépasse les 900 morts au Népal.
Plus de 4 000 personnes sont toujours portées disparues.
Dans ce contexte tragique, Pékin , qui contrôle le Tibet, ne recense officiellement que 16 morts et 546 disparus, dont 261 étrangers, de ce côté de la frontière.
Un bilan contesté par l'International Campaign for Tibet .
Le groupe de défense des droits des Tibétains affirme qu'au moins 300 maisons ont été détruites.
Quatre villages, Sale, Serchung, Labi et Rizi, figureraient parmi les plus durement touchés.
"Ce qui est visible au Népal révèle ce qui est dissimulé au Tibet", résume l'association dans les colonnes du Guardian .
Quant au nombre de victimes réel de victimes, difficile de l'estimer pour le groupe, qui ne dispose que de "maigres" informations.
Toutefois, ses membres l'assurent : il est "bien plus élevé" que celui annoncé par les autorités chinoises.
Un JT sur le nouveau livre de Xi Jinping L'ampleur de la catastrophe est d'autant plus difficile à estimer que l'information circule très difficilement du côté tibétain.
Plusieurs organisations de défense des droits humains soulignent un contraste marqué dans la quantité d’informations diffusées de part et d’autre de la frontière.
Alors que la presse internationale a été bouleversée par les images de la tragédie au Népal , la télévision d'Etat chinoise s'est contentée de diffuser une unique image fixe.
Plus marquant encore : le 26 août, soir du drame, le principal JT du pays a été ouvert par l'annonce de la sortie du nouveau livre de Xi Jinping .
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