«Une filière oubliée»: dans sa ferme en Normandie, Victoria Briend veut faire revivre le feuillage coupé 100 % français
Vues du ciel, ses cultures ne ressemblent à aucune autre et forment un véritable tableau. Vue d’en bas, son exploitation est tout aussi unique : Il n’en existe qu’une dizaine de ce type en France.
À 33 ans, en 2022, Victoria Briend vivait à Paris et se levait le matin pour établir la stratégie marketing d’une multinationale spécialisée dans les revêtements de sol et surfaces sportives. Quatre ans plus tard, en 2026, la voilà au milieu des champs, à Lingèvres dans le Calvados , en train de donner vie à Parsème, sa ferme productrice de feuillages coupés.
Ce projet, la jeune femme l’a longuement fait germer avant de s’y jeter à deux pieds. Après dix ans passés dans de grands groupes de l’industrie agroalimentaire ou de la construction, j’avais envie d’avoir de l’impact, de faire plus concrètement ma part pour modifier des schémas qui n’ont plus lieu d’être.
Biologiste de formation, attachée à la terre et au souvenir du jardin de son grand-père, elle rejoint il y a quatre ans le campus agricole Hectar, lancé par le milliardaire Xavier Niel et Audrey Bourolleau, ex-conseillère d’Emmanuel Macron, et passe en parallèle un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole. D’abord pour explorer, découvrir ce monde, et comprendre pourquoi tant d’exploitations ne trouvent pas de repreneurs. Sans idée précise en tête, Victoria Briend s’attarde bientôt sur le marché de la fleur coupée et...
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