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Technologie

Ce drone supersonique de combat du Suédois Saab vole dans les traces d'un programme français

Clubic ·
Ce drone supersonique de combat du Suédois Saab vole dans les traces d'un programme français

Le constructeur suédois Saab a dévoilé un concept grandeur nature de drone de combat furtif et supersonique, l'A3-001, capable d'accompagner le chasseur Gripen. Une annonce qui résonne jusqu'en France, où le successeur du Rafale se cherche encore.

Lors du centenaire de son armée de l'air, ce week-end, la Suède a sorti le grand jeu à Malmen en dévoilant une maquette grandeur nature de son futur drone de combat, capable d'accompagner l'avion de chasse local Gripen dans les missions les plus dangereuses. Avec la promesse d'une vitesse supersonique, sa furtivité annoncée et son autonomie poussée, le constructeur Saab vise un appareil haut de gamme, loin des drones jetables à la mode. Comme nous l'apprend aussi Les Echos ce mardi, le futur aéronef a une sorte d'histoire commune avec la France, où le successeur du Rafale peine justement à décoller.

Baptisé A3-001, le concept de Saab fait partie de son programme « Autonomous Collaborative Platform » (ACP), plateforme collaborative autonome. La maquette grandeur nature nous donne une vague idée de son futur rendu, mais c'est bien le démonstrateur A1, premier des deux prototypes volants prévus avant 2030, qui embarquera le réacteur General Electric F414 du Gripen E, bon pour environ 10 tonnes de poussée et des performances supersoniques. Ce serait une sacrée performance, puisque la plupart des drones de combat actuels misent sur le low-cost et le sacrifiable. Saab entend construire ici un véritable chasseur sans pilote, pensé pour durer et survivre à l'ennemi.

Dans le scénario imaginé par Saab, le pilote du Gripen E devient une sorte de chef d'orchestre, dans le sens où il reste aux commandes de son propre avion, mais pilote aussi à distance un ou plusieurs A3, qu'il envoie en éclaireurs dans les zones les plus dangereuses. Leur mission peut être de détruire les défenses antiaériennes adverses avant que le chasseur habité n'arrive, brouiller les radars ennemis pour le rendre invisible, ou encore frapper des cibles en profondeur, loin derrière les lignes ennemies. Et en soutien, on peut imaginer le soutien d'un avion-radar GlobalEye qui survolerait la zone à distance pour repérer les menaces et coordonner l'ensemble. Tout est fait pour qu'un maximum de risques retombe sur les drones, et non sur les pilotes.

Avant l'A3, deux démonstrateurs plus modestes, A1 et A2, doivent d'abord voler pour tester la furtivité, les matériaux et la soute à munitions de l'aéronef. Saab espère les faire décoller avant 2030, et ainsi ouvrir la voie à un appareil opérationnel « au milieu des années 2030 », à condition, précise l'industriel, que Stockholm valide officiellement le programme. On rappelle que la Suède a fait le choix de ne rejoindre ni le SCAF franco-germano-espagnol, ni le GCAP mené par Londres, Rome et Tokyo. Depuis son adhésion à l'OTAN en 2024, la Suède préfère miser sur sa propre souveraineté technologique, érigée en priorité nationale.

Un air de famille très... français Néanmoins, le bijou technologique suédois est animé par plusieurs accents.

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