La dette américaine dépasse les 40 000 milliards de dollars
Après la dernière émission de bons mardi 18 août 2026, la dette du Trésor américain atteint désormais 40 047 milliards de dollars, du fait d’une augmentation à la fois des emprunts liés à la santé et à la sécurité sociale, mais également des intérêts payés.
Une nouvelle désillusion pour l’administration Trump qui avait promis lors de la campagne présidentielle de 2024 de faire du pouvoir d’achat et de la réduction de l’inflation ses principaux chevaux de bataille.
C’est une hausse plus rapide que prévu, le Bureau du Congrès pour le budget (CBO) anticipant jusqu’ici que l’endettement de l’État fédéral soit de l’ordre de 39 400 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.
Elle intervient alors que les inquiétudes liées à l’inflation, notamment avec le conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix de l’énergie, a emporté les coûts d’emprunt à des niveaux plus vus depuis des années.
Le rendement des bons du Trésor à long terme (30 ans) a ainsi atteint mardi son plus haut niveau depuis 2007. Cela force l’État à dépenser toujours plus pour se refinancer, aggravant par la même occasion son endettement.
Le ministère des Finances est intervenu mercredi en annonçant de plus larges rachats d’obligations à long terme à compter de septembre, ce qui a rassuré les investisseurs et détendu les taux.
« Il est bien connu que l’État fédéral a un rythme de déficit qui n’est pas soutenable » , a souligné Jessica Riedl, spécialiste du budget pour la Brookings Institution.
La dette du pays a plus que doublé depuis la crise financière de 2008 et représente désormais un ratio de près de 125 % du produit intérieur brut (PIB) américain.
Alors que des déficits compris entre 3 % et 4 % du PIB avaient autrefois de quoi inquiéter les marchés financiers, Mme Riedl a souligné que ces niveaux avoisinaient désormais les 6 % à 7 % du PIB.
Donald Trump a promis lors de ses deux mandats de couper dans les dépenses gouvernementales et de réduire le déficit annuel.
Le ministre des Finances Scott Bessent avait indiqué que son objectif était de ramener le déficit américain à 3 % du PIB.
Celui-ci s’est toutefois creusé ces derniers mois, en raison notamment du remboursement des droits de douane aux entreprises, annulés par la Cour suprême en février.
Les réductions d’impôts et les dépenses militaires, en particulier liées au conflit avec l’Iran, ont aussi englouti de nombreux milliards de dollars.
Les analystes soulignent qu’il n’existe pas de niveau d’endettement par rapport au PIB qui déclenche automatiquement une crise.
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