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De "petit gros" à "ami", la volte-face de Donald Trump sur Kim Jong-un

L'Express ·
De "petit gros" à "ami", la volte-face de Donald Trump sur Kim Jong-un

"Nous nous entendons à merveille".

C'est ce qu'a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, le week-end dernier, en légende d'une photo le montrant en compagnie de Kim Jong-un .

Il justifiait ainsi la réduction du nombre d'exercices militaires partagés entre les États-Unis et la Corée du Sud, ajoutant que le contraire enverrait "un signal totalement inapproprié et hostile à un pays qui, depuis [sa] présidence, s'est montré non menaçant et respectueux".

Cette décision s'inscrit en contradiction avec la politique des précédents présidents américains, qui ont toujours considéré la Corée du Nord comme un adversaire.

Elle est néanmoins dans la droite ligne des relations qu'entretiennent les deux dirigeants depuis quelques années.

Rien ne laissait présager cette évolution tant leurs premiers échanges ont été houleux.

Surenchère d'insultes Moins d'un an après son élection en 2016, Donald Trump qualifie Kim Jong-un d'"homme-fusée" lors d'un discours virulent à la tribune de l'ONU, fin 2017, en référence aux missiles fréquemment lancés par Pyongyang.

Le dirigeant nord-coréen lui avait répondu en le traitant de "gâteux américain mentalement dérangé".

S'engouffrant dans la surenchère, Donald Trump l'avait qualifié de "fou".

Cet échange a donné le ton des années qui ont suivi, où Donald Trump a multiplié les invectives, voire les menaces à l'adresse de son homologue, sur un registre parfois vulgaire : "petit gros", "criminel haineux condamné à mort par le peuple coréen" en novembre 2017, ou encore "mon bouton [nucléaire, ndlr] est plus gros que le tien" en janvier 2018.

La bascule semble avoir eu lieu le 12 juin 2018, lorsque les deux hommes se sont rencontrés à Singapour , à l'occasion d'un sommet historique entre les deux pays.

Le président américain avait alors déjà fait un geste d'apaisement vers la Corée du Nord en suspendant certains exercices militaires avec la Corée du Sud.

À cette époque, cependant, la décision avait été prise conjointement avec les Sud-Coréens, qui marchaient eux aussi sur le fil fragile de l'apaisement.

Un an plus tard, le 30 juin 2019, Donald Trump est devenu le premier président des États-Unis à fouler le sol nord-coréen.

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