Les Etats-Unis frappent trois pétroliers iraniens près de l'île de Kharg, Téhéran promet des représailles renforcées
Les Etats-Unis ont bombardé samedi trois pétroliers iraniens, a annoncé le commandement central de l'armée américaine (CentCom), l'une de ces frappes ayant visé un navire mouillé près de l' île de Kharg , principale plateforme iranienne d'exportation de brut.
Ces frappes sont intervenues en représailles à des tirs de missiles balistiques attribués au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre deux bâtiments de l'US Navy.
"Le message adressé au CGRI est clair : si vous tirez contre deux de nos navires, nous infligerons un coût économique encore plus élevé en vous en supprimant trois", a déclaré l'amiral Brad Cooper, chef du CentCom.
Selon le New York Times , le CentCom a précisé avoir "désactivé définitivement" un pétrolier au large de Kharg ainsi qu'un autre près de la ville portuaire de Jask, dans le sud de l'Iran , tandis qu'un troisième navire, vide, a été "complètement détruit" dans le golfe d'Oman après que son équipage a reçu l'ordre de l'évacuer.
L'armée américaine affirme, toujours selon le New York Times , que ces trois pétroliers appartenaient à un vaste réseau clandestin finançant le CGRI et ses groupes alliés à l'étranger.
L'agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim avait auparavant rapporté que quatre missiles américains avaient atteint un pétrolier dans la zone de mouillage de l'île de Kharg.
Des sources locales citées par Tasnim ont indiqué qu'il n'y avait aucune victime et que l'équipage était en cours d'évacuation.
Le CentCom a de son côté assuré qu'aucun militaire américain n'avait été blessé.
Des représailles iraniennes revendiquées Peu après les frappes américaines, le CGRI a annoncé avoir riposté en visant six autres bâtiments : trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz et trois navires qu'il présente comme liés aux Etats-Unis.
Washington n'avait pas, dans l'immédiat, confirmé cette contre-attaque.
Les Gardiens justifient leur choix de cibles en accusant les trois pétroliers visés d'avoir emprunté un itinéraire non autorisé dans le détroit.
Selon un communiqué des forces armées iraniennes relayé par les médias d'Etat, Téhéran menace d'intensifier et d'élargir ses attaques contre les navires militaires américains tant que Washington continuera à cibler des bâtiments iraniens et à maintenir son blocus naval.
Un conflit qui s'enlise autour du détroit d'Ormuz Ces affrontements surviennent au moment où Donald Trump tente de faire évoluer sa stratégie, délaissant l'option militaire au profit d'une pression économique destinée à étouffer l'Iran.
Or les combats ont repris ces derniers jours, essentiellement dans le détroit d'Ormuz où l'administration américaine s'empêtre depuis plus de six mois .
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