Présidentielle 2027 : pour Raphaël Glucksmann, enfin les difficultés commencent
Une bataille après l'autre.
Fort de ses 66,17 % des voix dès le premier tour, Raphaël Glucksmann a roulé sur la primaire.
A-t-il pour autant éliminé Olivier Faure, premier secrétaire balayé et piqué au vif ? Réduit à néant les espoirs de François Hollande l'embusqué ? Inquiété Jean-Luc Mélenchon, l'insoumis en dynamique ? Officiellement candidat à la présidentielle, le co-président de Place publique poursuit donc son ascension de l'Himalaya... des difficultés.
La victoire tactique sur François Hollande La vie est une histoire vraie.
Dimanche 11 octobre, 18h30, François Hollande dîne-t-il des grives ? Son triomphe stratégique - la consécration de la ligne anti-LFI pour la présidentielle au PS - a des allures de défaite tactique.
Sans doute aurait-il préféré autre chose qu'un plébiscite de Raphaël Glucksmann en guise de primaire, comme une victoire un peu plus conventionnelle, en deux tours… Comment, dès lors, prétendre "débrancher" un candidat aussi puissamment légitimé par les militants et sympathisants du PS, de Place publique et de ces autres micropartis affiliés au processus ? D'ailleurs, pour qui a voté celui qui promettait de donner le nom de son champion, avant de se murer dans le silence ? Glucksmann ? Jérôme Guedj ? Le mystère reste entier, car son entourage esquive désormais la question, même s'il admet qu'il a effectivement choisi un bulletin.
Beau joueur, l'ancien président s'est tout de même fendu d'un message de félicitations au vainqueur… parfumé à la mise en garde.
S'il a, en substance, salué "la large victoire" de l'eurodéputé, "qui clarifie une ligne et engage une démarche qui doit donner de l'élan", il voit surtout cet événement comme une "première étape", dit son entourage.
Jusqu'à décembre, François Hollande continuera donc de donner dans cette bienveillance qui le caractérise : "S'il est haut, je ne vais pas l'empêcher, sinon, on verra", répète-t-il en petit comité depuis près de six mois.
Le dangereux déni d'Olivier Faure Le poids des mots.
Olivier Faure n'a jamais cru aux miracles.
"Tout score a une valeur pour l'avenir", le rassuraient ses amis pour le convaincre de participer à la primaire.
Sa défaite, le premier secrétaire du PS l'avait donc déjà acceptée ; le chantre de l'union, qui n'a pas renoncé à tendre la main aux insoumis durant les débats, s'arrogerait alors une autre mission.
"Si Raphaël Glucksmann l'emporte, je ferai sa campagne en pesant un max pour qu'elle ne soit pas déconnatoire (sic)", confiait-il à l'été.
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