"C’était insupportable" : l’ancienne cheffe de cabinet de Keir Starmer raconte les coulisses explosives de Downing Street
Les mots sont durs.
Travailler aux côtés de Keir Starmer à Downing Street était "insupportable".
Deux ans après son départ, Sue Gray livre un récit sévère de ses quelques mois passés comme cheffe de cabinet du Premier ministre britannique, entre juillet et octobre 2024.
Dans un entretien accordé au podcast Political Currency, diffusé jeudi 20 août, dont des extraits ont été rapportés par The Guardian et The Independent , l’ex haute fonctionnaire raconte une atmosphère marquée par les tensions, les fuites dans la presse et la méfiance.
"On en est arrivé au point où l’on a le sentiment que tout ce que l’on dit est enregistré par quelqu’un", explique-t-elle.
Selon elle, les échanges internes auraient progressivement cessé d’être considérés comme confidentiels.
Elle cite notamment les rumeurs selon lesquelles elle aurait cherché à éloigner Morgan McSweeney , alors proche conseiller de Keir Starmer, du Premier ministre.
Sue Gray donne, elle, une autre version de cet épisode : elle affirme avoir simplement réagi au fait que plusieurs membres de l’équipe de Morgan McSweeney travaillaient dans une pièce trop petite.
Son intention, assure-t-elle, était de leur trouver un espace plus adapté.
Au-delà de ces épisodes, Sue Gray reproche surtout à l’ex Premier ministre de ne pas avoir suffisamment réagi aux fuites dont elle estime avoir été la cible.
Elle reconnaît avoir été "déçue" que davantage de mesures n’aient pas été prises.
Les divulgations avaient contribué à fragiliser sa position durant les premiers mois du gouvernement travailliste.
La presse britannique s’était notamment intéressée à son salaire, supérieur à celui du Premier ministre, ainsi qu’aux tensions supposées avec plusieurs hauts responsables, rappelle The Guardian .
Sue Gray assure que ces attaques s’inscrivaient dans une campagne de dénigrement.
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