"Beauty in Black" sur Netflix : du côté de la blackitude, c’est pas mal non plus, par Christophe Donner
Si l’épopée familiale de Succession vous manque, et que vous êtes passé à côté des productions de Tyler Perry, bref, si vous êtes comme moi, continuez de faire comme moi, en essayant la saison 1 de Beauty in Black de nouveau disponible sur Netflix à l’occasion de la sortie de la saison 3.
C’est plein de rebondissements, de fric, de sexe, de violence, de trahison, de jalousie.
Tout se passe dans la communauté afro-américaine de Chicago, exclusivement afro-américaine, on ne voit pas une seule personne blanche avant le sixième épisode et quand cette étrangeté apparaît, c’est sous les traits d’une infirmière empoisonneuse.
Elle est suivie par un médecin blanc incompétent, mais l’une et l’autre ne tardent pas à se faire descendre d’une balle dans la tête.
Voilà au moins un auteur qui sait contenter son public.
Les frères Bellarie, Norman et Horace, respectivement chimiste et comptable, ont fait fortune dans la fabrication et la commercialisation d’un produit capillaire qui fait des ravages.
C’est au point que les victimes demandent des réparations qui tournent autour du milliard de dollars, synonyme de faillite pour la famille Bellarie.
Les deux frères septuagénaires ne sont pas en très bons termes.
Surtout depuis cette affaire de produit cancérigène mis au point par Norman, piètre chimiste.
Horace a deux fils, Roy et Charles, aussi nuls l’un que l’autre.
Roy est alcoolique et impuissant, sans que l’on sache laquelle de ces disgrâces a entraîné l’autre.
Charles est gay, tout le monde le sait, la question n’est pas là, les heures glorieuses du coming out sont révolues.
Ce qui n’est pas sans conséquence, c’est qu’il couche avec Varney, le conseiller juridique de la boîte.
Au milieu de cette famille désaxée, la seule compétente, et qui veille au grain, c’est Mallory, la femme de Roy.
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