De projet gargantuesque à bide commercial, comment Mirapolis, premier parc d’attractions français, a sombré dans l’oubli
Tout le monde l’avait oublié… Jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron n’évoque, lundi 24 août, le sort qui lui semble à présent promis. L’ancien site de Mirapolis, premier parc d’attractions français, pourrait en effet bientôt accueillir les figures manga de Dragon-Ball .
Mais avant d’être confiée à des investisseurs saoudiens, retour sur l’histoire de ce parc, qui commence dans les années 1980, à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), où se pose alors un géant.
Une fourchette et un verre de vin à la main, un béret rouge sur la tête, la statue de Gargantua accueille, pendant quatre ans, les visiteurs du parc. Avec son sourire éternel, il contemple les visiteurs, les attractions et le site pendant cinq saisons avant sa fermeture, due à une faillite financière.
Lire aussi : Un monarque « sans majesté », caricaturé, moqué et exilé : quelle est l’histoire du dernier roi de France ?
Tout commence par l’idée d’une architecte toulousaine. En s’inspirant des parcs d’attractions Disney aux États-Unis, Anne Fourcade veut créer un parc similaire, dédié à la culture française. Sa rencontre avec Gaith Pharaon, un riche homme d’affaires saoudien (déjà) va permettre de concrétiser ce projet. Selon la chaîne BFM TV , il accepte en effet de financer une partie du parc. Le Club Méditerranée et de la Caisse des dépôts et consignations investiront, à leur tour, dans le projet.
Quelques semaines après l’ouverture, au printemps 1987, le journal Le Monde décrit ainsi le lieu : « Mirapolis est organisé en zones spécialisées par âge. Autour du palais de Dame Tartine, c’est le royaume des petits avec sa piscine à boules, sa chenille, son toboggan, ses robots. Les jeunes préféreront la zone des rapides, les manèges qui leur sont réservés, la ville d’Ys et le repaire de Léonard de Vinci. Dans chaque zone, un point de rendez-vous permet aux enfants d’âges différents de retrouver leurs parents à l’heure dite et à ces derniers d’attendre confortablement. »
Lire aussi : « Une manière de ralentir le présent » : pourquoi la génération Z se tourne-t-elle de plus en plus vers le passé ?
En 1985, lorsque Gargantua sort de terre, il mesure 35 mètres de haut. Cela fait de lui la statue creuse la plus haute du monde, après celle de la Liberté.
Les Parisiens se montrent dubitatifs. D’autant que Mirapolis n’est pas le premier lieu à proposer des attractions en France. Des grandes roues, des manèges ou d’autres attractions existent déjà dans les fêtes foraines, mais Mirapolis est bien le premier parc, en tant que tel, à les rassembler.
Un problème vient toutefois cristalliser les tensions autour de son inauguration : si les activités des forains sont soumises à une TVA de 18,60 %, l’État avait concédé un taux bien plus bas pour les parcs de loisirs, à seulement 7 % de TVA. Les forains s’offusquent et ne tardent pas à crier à la concurrence déloyale.
Lire aussi : Walkman, VHS, Game Boy… Pourquoi vous devriez absolument garder ces dix objets stars des années 1990
Parmi eux, celui que l’on surnomme « le roi des forains », Marcel Campion.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.