Loin du tourisme balnéaire « chic » de La Baule, découvrez ces deux stations familiales sur la côte d’Amour
Au nord de la côte d’Amour, deux stations proposent un voyage calme et authentique sur le littoral. On vous en résume les atouts.
Mesquer (Loire-Atlantique), c’est un petit concentré de tous les plaisirs qu’offre la Côte d’Amour. Les fanas du sable apprécieront ses douze kilomètres de plage qui s’enchaînent du nord au sud : Sorlock, Lannguy, Cabonnais, Toulru, Moulin et Lanséria. Les randonneurs se régaleront avec tous les chemins côtiers et le spectaculaire traict du Rostu . Quant aux ornithologistes amateurs, ils camperont probablement dans les 126 hectares du même traict du Rostu pour voir apparaître courlis corlieu, bécasseaux, tadornes de Belons et autres barges à queue noire qui viennent picorer vers, coquillages et crustacés dans des marais particulièrement bien achalandés.
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Impossible d’évoquer Mesquer-Quimiac sans aborder le charmant port de Kercabellec, où se tient tous les mercredis matin de 9 h à 13 h un marché du terroir et de l’artisanat rassemblant une trentaine de producteurs fermiers, artisans et créateurs. Ce petit port fera également le bonheur des amateurs d’huîtres creuses puisqu’une demi-douzaine d’entreprises ostréicoles, dont beaucoup proposent des dégustations sur place, y sont implantées. Et pour digérer, quoi de mieux que de longer les étonnantes souilles d’échouages dont certaines abritent des bateaux de bois construits par les charpentiers de marine de l’école voisine Skol Ar Mor.
Piriac réunit le charme breton et le climat de Loire-Atlantique. À la fois rurale et littorale, la commune a longtemps occupé ses habitants entre cultures et pêche côtière au hareng et à la sardine sur de petites unités. Une originalité due à son port en échouage, très dépendant des marées, qui ne permettait pas plus aux gros navires d’y faire escale que la petite pêche ne permettait de nourrir une famille.
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La jetée financée par Jean-Antoine Eudo de Keroman trois années avant la Révolution Française permettra à la pêche de se développer. Les bateaux grossissent, les volumes de poissons également, et trois conserveries fleurissent au XIX e siècle. À partir de 1850, la commune mise à retardement sur les bains de mer. C’est de cette lenteur qu’elle tirera le plus de bénéfices, conservant son image de petit village de pêcheurs typique là où ses voisines rivalisaient d’aménagements pour séduire les citadins. On ne peut vraiment rien trouver de plus délicieux, de plus retiré, que ce petit village perdu au milieu des rochers », résumait Alphonse Daudet après y avoir séjourné en 1874 et 1875.
Délicieux, le mot est lâché. Et 150 ans plus tard, Piriac fait tout pour coller à cette jolie étiquette, mettant en avant ses onze kilomètres de côte, ses cinq plages (Brambell, Pors-Er-Ster, Saint-Michel, Port au Loup et Lérat), et ses hortensias de toutes les nuances de bleu.
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