Avec « L’adolescence du perroquet », Amélie Nothomb signe un conte cruel écrit au stylo bec
Alban, le narrateur, chroniqueur radio sans éclat, même antihéros nothombien quand on le compare aux nombreuses enfants et femmes brillantes et hargneuses qui parcourent l’œuvre de la romancière, vit les temps Covid comme il peut. Jusqu’à se retrouver malgré lui propriétaire de Jo, un gris du Gabon, oiseau rare âgé de quelques jours. Celui qui n’avait aucune vocation parentale se découvre père avec une intensité grotesque et bouleversante.
Puis Jo grandit. À l’adolescence, l’adorable volatile devient despote : il détruit l’appartement et attaque son maître et ses invités. Alban endure, et s’enfonce dans son amour pour son « fils ».
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