Donald Trump surtaxe l'automobile canadienne, Ottawa promet une riposte "dollar pour dollar"
Relations glaciales et colère chaude.
C’est sur son réseau social Truth Social que Donald Trump a exprimé, lundi 24 août, son courroux à l'encontre du Canada qui n'a pas plié durant leurs négociations commerciales, en fin de semaine dernière.
"[Il, ndlr] ne sera plus traité comme un Etat ! Sur le commerce, et pas que, ils font partie des pires nations au monde avec qui traiter.
Ils ont le droit, et pourtant, NOUS N’AVONS PAS BESOIN DU CANADA, ILS ONT BESOIN DE NOUS !", a-t-il posté.
Plus précisément, le président américain a annoncé qu'il appliquerait une augmentation de 50 % - contre 25 % actuellement - des droits de douane sur toutes les voitures ou pièces automobiles venues du Canada , à compter du 1er janvier 2027.
À noter que les taxes sur les exportations canadiennes d’acier sont déjà établies à ce niveau, et ne devraient pas bouger.
Refus canadien Vendredi 21 août, Donald Trump et son homologue canadien , le Premier ministre Mark Carney, se sont entretenus pour éviter une escalade de la guerre commerciale entre leurs deux nations.
Dans le détail, Donald Trump menaçait son homologue de l’application de droits de douane sur un ensemble de marchandises canadiennes d’une valeur de plus de 20 milliards de dollars (soit 17 milliards d'euros).
Un moyen pour le président américain d’ asseoir son autorité à l’international en vue des élections de mi-mandat en novembre prochain et de rappeler l’influence des Etats-Unis dans le commerce international depuis 1945.
Vendredi, à minuit, les pourparlers sont arrivés à échéance, sans aucun accord.
Le Canada a reproché à l’administration Trump d’avoir joué les gros bras en proposant le recul des droits de douane contre une restriction des accords commerciaux d’Ottawa avec d’autres puissances étrangères.
Un "mauvais calcul", a commenté Mark Carney qui promet d’ores et déjà de faire correspondre les droits de douane américains "dollar pour dollar".
"Vous êtes en guerre quand vous êtes attaqué, et nous avons été attaqués", a-t-il commenté.
Ce mardi 25 aooût, le ministre des Finances canadien, François-Philippe Champagne, dont la prise de parole était très attendue, a précisé que la réponse serait "proportionnée, ciblée et stratégique.
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