Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann peut-il rattraper Jean-Luc Mélenchon ?
Trois fois, Raphaël Glucksmann a prononcé le nom de son adversaire : Jean-Luc Mélenchon.
Lors de sa déclaration de candidature, dimanche 23 août sur TF1, il n’a pas seulement dévoilé quelques unes de ses mesures phares.
Il a aussi présenté, dit l’un de ses proches, "son offre politique dans un périmètre clair", question existentielle.
Lui promet qu’en cas de victoire à la primaire des socialistes, "il n’y aura plus jamais d’accord avec Jean-Luc Mélenchon ".
Enfin, il enjoint le reste de la gauche à "arrêter d’avoir peur" de l’insoumis.
Raphaël Glucksmann a eu beau offrir un record au 20 Heures de TF1 - l'annonce de l'eurodéputé a été suivie par 5,56 millions de téléspectateurs en moyenne, un peu plus que le candidat LFI sur la même chaîne en mai dernier - la réalité des sondages le rattrape le lendemain.
Lundi 24 août, Mélenchon, crédité de 16 à 17 % d'intentions de vote au premier tour, se hisse au second tour face à Marine Le Pen dans trois des cinq configurations testées par l’institut Harris interactive-Toluna.
Loin devant Glucksmann.
Discours moral Raphaël Glucksmann s’est donné pour mission d’enterrer Jean-Luc Mélenchon.
Imaginait-il son némésis voler si haut ? Voilà deux ans que l’eurodéputé oppose, pour ce faire, un discours moral au patriarche de la gauche radicale.
"Il est devenu ce mélange de trublion et de clown qui joue avec les pires codes de l’extrême droite française et de l’antisémitisme", affirme-t-il après que Mélenchon a déformé son nom de famille en meeting.
Il dénonce "cette continuité dans la dérive" du quadruple candidat à la présidentielle qui "assume jusqu’au bout ce lien avec ces gens violents", quand meurt le militant d’ultra-droite Quentin Deranque, à la suite d’une rixe avec la Jeune Garde, mouvement allié à LFI.
"Ce n’est pas la distance qui nous sépare de Nicolas Maduro qui définit si l’on est de gauche ou pas", dit-il parfois en privé, méprisant la propension insoumise à distribuer des brevets à gauche malgré ses troubles allégeances à l’international.
A force d’événements, Raphaël Glucksmann a fini par exclure les insoumis du camp de l’émancipation : "Pour moi, ils ne sont pas de gauche", disait-il en mars 2026 sur France Inter.
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