Dette et effet boule de neige : le piège qui se referme sur la France
L'effet "boule de neige" ne vous dit rien ? Pour l'instant.
Car cette mécanique diabolique pourrait bien devenir un des principaux sujets de discussion lors des prochains dîners de famille.
Rien à voir évidemment avec les sports d'hiver.
Le thème : le taux d'endettement de l'Etat et le risque de plus en plus avéré d'un emballement auto-entretenu.
Un cercle vicieux dont on sort difficilement.
"La situation est très préoccupante", avertit Antoine Bozio, le directeur de l'Institut des politiques publiques.
Au cœur de ce fameux effet, deux variables.
La première, ce que les économistes appellent le taux apparent de la dette c’est-à-dire le coût moyen auquel l'Etat a emprunté et donc rémunère ses créanciers sur l'ensemble de son stock d'obligations émises.
Certes, la France tire encore les bénéfices des titres émis au début de la décennie lorsque le loyer de l'argent était proche de zéro.
Mais le monde a changé : la Banque centrale européenne a durci sa politique monétaire – comme toutes les banques centrales de la planète – et les dernières émissions obligataires du Trésor se sont faites à des taux proches de 4,5 % ! Conséquence, le taux apparent de la dette ne cesse de grimper.
Deuxième variable de l'équation : la croissance nominale, c’est-à-dire la progression du PIB, inflation incluse.
Problème, l'activité fait quasiment du surplace et Bercy vient une nouvelle fois de réviser ses prévisions à la baisse pour cette année (0,5 %).
L'effet boule de neige se déclenche lorsque le coût moyen auquel l'Etat s'est endetté dépasse la croissance de l'économie.
Un piège en train de se refermer sur l'économie française.
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